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Covid- 19 : en Nouvelle-Zélande, les frontières resteront fermées "une bonne partie de l'année"

Après la découverte d'un nouveau cas de Covid-19, une première depuis deux mois, le pays a annoncé que ses frontières allaient rester fermées en 2021.

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La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern le 30 novembre 2020 à Wellington (Nouvelle-Zélande)
La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern le 30 novembre 2020 à Wellington (Nouvelle-Zélande) (MARTY MELVILLE / AFP)

Dans la gestion de l'épidémie de Covid-19, la Nouvelle-Zélande est pourtant exemplaire : 2 290 cas et seulement 25 décès, dans ce pays de cinq millions d'habitants. Mais dans un monde globalisé, même si l'on est une île, on n'est pas seul.

La Nouvelle-Zélande va donc attendre que la vaccination soit sûre au niveau mondial pour rouvrir ses frontières qui sont fermées depuis le mois de mars, sauf pour les citoyens néo-zélandais. Hier, la très populaire Première ministre Jacinda Ardern a déclaré : "La Nouvelle-Zélande n'aura l'impression de revenir à la normale que quand le monde le sera aussi". Pour l'instant, "compte tenu des risques dans le monde et de l'incertitude quant aux campagnes internationales de vaccination, nous pouvons nous attendre à ce que nos frontières soient affectées sur une large partie de l'année."

Le reste du monde pose un trop gros risque pour notre santé.

Jacinda Ardern, Première ministre néo-zélandaise

Les frontières ne seront pas rouvertes tant que, dit-elle, "les Néo-Zélandais ne seront pas vaccinés et protégés". Un processus qui démarrera pour "la population générale" au milieu de cette année.

Première contamination depuis deux mois

Que s'est-il passé pour que la Nouvelle-Zélande prenne une telle décision ? Le pays n'avait enregistré aucun cas depuis plus de deux mois, mais le week-end dernier, une femme a été testée positive à la souche sud-africaineCette Néo-Zélandaise rentrait d'Europe. La procédure impose une quarantaine de deux semaines dans un hôtel choisi par le gouvernement, jusqu'à présentation d'un test négatif, ce qu'elle a respecté. Lorsqu'elle est retournée chez elle, dans le nord du pays, elle était négative. Dix jours plus tard, un nouveau test a montré qu'elle avait contracté le virus, vraisemblement pendant sa quarantaine.

Une enquête est ouverte pour comprendre comment, mais la transmission aurait été faite par le système d'air conditionné de l'hôtel, selon le ministre néo-zélandais de la Santé, Chris Hipkins, qui ajoute que 15 contacts proches de la femme infectée ne sont pas porteurs du virus.

La "bulle de voyage" éclate

Il y a une petite subtilité à la fermeture des frontières néo-zélandaises : depuis quelques semaines existe une "bulle de voyage" entre la Nouvelle-Zélande et l'Australie. Cette "bulle" permet aux ressortissants de ces pays de voyager entre eux et d'être exemptés de quarantaine.

Après la découverte de la nouvelle contamination en Nouvelle-Zélande, l'Australie a suspendu sa bulle pour 72 heures. Le ministre australien de la Santé dit opter pour une "prudence totale" avant d'en savoir plus. Jacinda Ardern, la Première ministre néo-zélandaise, s'est dite "déçue" de cette décision, affirmant que la situation était "sous contrôle" à présent.

Pour le retour de tous les touristes étrangers, il faut l'une de ces deux choses, explique Jacinda Ardern : la certitude que le fait d'être vacciné signifie qu'on ne transmet pas le Covid à d'autres personnes ; ou que la population néo-zélandaise soit assez vaccinée pour que les touristes puissent venir en toute sécurité. Et elle prévient, cela prendra du temps.

La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern le 30 novembre 2020 à Wellington (Nouvelle-Zélande)
La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern le 30 novembre 2020 à Wellington (Nouvelle-Zélande) (MARTY MELVILLE / AFP)