Un festival de palmes, France info

Cannes, un festival de palmes. Shōhei Imamura sacré en 1983 et 1997 : "Le Japon est un des grands pays du festival de Cannes"

Pour célébrer les 70 ans du festival de Cannes, chaque jour sur franceinfo, Thierry Frémaux, le délégué général du festival, raconte ces épisodes et ces palmes qui ont marqué l’histoire de la Croisette. Ce mardi, les deux palmes d'or du cinéaste japonais Shōhei Imamura : "La Ballade de Narayama" en 1983 et "L'Anguille" en 1997.

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Le réalisateur japonais Shōhei Imamura, deux fois palme d\'or, pose aux côtés de sa femme et de ses acteurs lors du festival de Cannes en 1998.
Le réalisateur japonais Shōhei Imamura, deux fois palme d'or, pose aux côtés de sa femme et de ses acteurs lors du festival de Cannes en 1998. (PATRICK HERTZOG / AFP)

Shōhei Imamura est l'un des cinéastes japonais qui a le plus fait évoluer le 7e art dans son pays. Qualifié de provocateur, radical, transgenre, il obtient deux palmes d'or.

La première, en 1983 pour La Ballade de Narayama, récit de rites mortuaires ancestraux et critique du poids des traditions au Japon. "Le Japon est un des grands pays du festival de Cannes par sa présence, par les récompenses et par le prestige des metteurs en scène, rappelle Thierry Frémaux au micro de Thierry Fiorile pour franceinfo. Pour le délégué général du festival de Cannes, le trio Kiyoshi Kurosawa-Yasujirō Ozu-Kenji Mizoguchi, mais aussi Nagisa Ōshima et Shōhei Imamura font partie de "la légende du festival de Cannes".

Scène du film \"La Ballade de Narayama\", palme d\'or en 1983.
Scène du film "La Ballade de Narayama", palme d'or en 1983. (UNIVERSAL HISTORY ARCHIVE / UNIVERSAL IMAGES GROUP EDITORIAL)

"On a parfois le sentiment que les jurys récompensent des films noirs, tristes, sombres et c'est un peu le cas avec La Ballade de Narayama", indique Thierry Frémaux citant l'écrivain Alfred de Musset : "Les plus désespérés sont les chants les plus beaux". Un autre Japonais est en compétition cette année-là, Nagisa Oshima, pour Furyo avec David Bowie et Takeshi Kitano. C'est aussi "l'une des rares fois où un film d'humour gagne un prix" : Monty Python, de Terry Jones avec le Grand prix spécial du jury. La seconde palme d'or pour Shōhei Imamura est celle qui récompense un drame intimiste, L'Anguille, en 1997, ex-æquo avec Le Goût de la cerise de l'Iranien Abbas Kiarostami.

De La Grande bouffe à Ken Loach, en passant par les grands moments du cinéma italien, les films audacieux et les années à scandale, chaque jour, en attendant la cérémonie d'ouverture du 70ème festival de Cannes, franceinfo raconte ces palmes qui ont marqué l'histoire du festival avec son délégué général, Thierry Frémaux, et Thierry Fiorile, spécialiste du cinéma à franceinfo. Chacun des 35 épisodes s'articule autour d’une thématique.

Le réalisateur japonais Shōhei Imamura, deux fois palme d\'or, pose aux côtés de sa femme et de ses acteurs lors du festival de Cannes en 1998.
Le réalisateur japonais Shōhei Imamura, deux fois palme d'or, pose aux côtés de sa femme et de ses acteurs lors du festival de Cannes en 1998. (PATRICK HERTZOG / AFP)