Transportez-moi, France info

Transportez-moi. Le tourisme responsable

Jusqu’à ce soir dimanche 17 mars a lieu à Paris porte de Versailles le Salon mondial du tourisme. Qui dit tourisme dit également moyens de transport !

La planète Terre, photographiée lors de la mission Apollo XI, le 24 juillet 1969.
La planète Terre, photographiée lors de la mission Apollo XI, le 24 juillet 1969. ( NASA / AFP )
#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

La France reste la première destination touristique mondiale. Malgré le mouvement des gilets jaunes, c’est un nouveau record avec 85 millions de touristes en France, dont 50 millions en région parisienne et tout cela génère des recettes évaluées à 22 milliards d’euros.

Augmentation du trafic aérien 

Qui dit augmentation du nombre de voyageurs, dit augmentation du trafic, notamment aérien. Selon l’Association internationale du transport aérien, on compte 4 milliards de passagers dans le monde et ce nombre devrait doubler tous les 15 ans, boosté par les low cost, et ce, malgré les accidents récents. Il faudra par ailleurs former d’ici là 500 000 pilotes de ligne.

Un avion de la compagnie British Airways, près de l\'aéroport de Londres Heathrow (Royaume-Uni), le 5 février 2019.
Un avion de la compagnie British Airways, près de l'aéroport de Londres Heathrow (Royaume-Uni), le 5 février 2019. (NICOLAS ECONOMOU / NURPHOTO / AFP)

Mais à l’heure où on parle de réchauffement climatique comme on peut le voir au cours des manifestations d’aujourd’hui, cette augmentation n’est pas tenable. Les progrès technologiques sont considérables mais ne suffisent pas à compenser l’augmentation du trafic. En attendant, il est possible de diminuer son impact, en plantant des arbres par exemple. En achetant votre billet, vous pouvez compenser en plantant un arbre par heure de vol, à partir de 50 centimes d’euros l’arbre. 

L’idée est simple : je voyage, je plante un arbre.

Nathalie Simmenauer, directrice du développement durable à Air France

Le transport ferroviaire

Un nombre important de touristes prend aussi le train, réputé pour être moins gourmand. Mais les trains régionaux, notamment dans les zones touristiques, fonctionnent au diesel et le coût d’une électrification par la pose de caténaires coûte très cher. C’est pourquoi le français Alstom a innové en collaborant avec Air Liquide pour créer les premiers trains électriques à pile à combustible.

Le premier train à hydrogène d\'Alstom, à la gare de Bremervoerde, en Allemagne, le 16 septembre 2018.
Le premier train à hydrogène d'Alstom, à la gare de Bremervoerde, en Allemagne, le 16 septembre 2018. (PATRIK STOLLARZ / AFP)

Le transport maritime et fluvial 

C’est plus que jamais la folie dans le monde des croisières : on constate une croissance exponentielle avec ces géants des mers, qui accueillent à bord plus de 5 000 passagers et 2 000 membres d’équipage. Mais le problème c’est qu’ils fonctionnent au fuel lourd, émetteur de souffre. Un seul de ces mastodontes émet autant de particules qu’un million de voitures !

Un navire de croisière à Sanya, dans la province de Hainan (Chine), le 4 juin 2018.
Un navire de croisière à Sanya, dans la province de Hainan (Chine), le 4 juin 2018. (GUO CHENG / XINHUA / AFP)

Le tourisme de masse 

Au salon du tourisme, on peut constater que le tourisme de masse prend de plus en plus d’ampleur. De plus, les touristes partent moins souvent mais de plus en plus loin, avec comme conséquence, un fort impact sur l’environnement. Des agences de voyages, comme Voyageurs du monde, prennent alors des initiatives pour limiter cet impact.

Il en est de même pour  les safaris, notamment en Tanzanie, en faisant transformer par une société française les Land Cruisers polluants et bruyants. Pour le reste, cette agence qui compense totalement les émissions de carbone, sera certainement suivie par beaucoup d’autres, là aussi en plantant des arbres !

Une fôret de pins à Seignosse, dans les Landes (illustration).
Une fôret de pins à Seignosse, dans les Landes (illustration). (VINCENT ISORE / MAXPPP)

La séquence insolite : le tourisme spatial 

La séquence insolite de la semaine est pour le tourisme spatial, pas vraiment écologique en revanche ! Mais c’est prendre conscience en l’observant, que nous faisons tous partie de ce vaisseau spatial qu’est la Terre, qui file à 28 000 km/h vers une destination, pour le meilleur et pour le pire, car il n’y a pas de planète de secours ! Pour un séjour touristique dans la station orbitale, comptez près de 20 millions d’euros !

Le lancement de la fusée Falcon 9 de SpaceX le 2 mars 2019 à Cap Canaveral, en Floride.
Le lancement de la fusée Falcon 9 de SpaceX le 2 mars 2019 à Cap Canaveral, en Floride. (JIM WATSON / AFP)

Le coup de coeur de la semaine : Loïc Blaise 

Le coup de coeur de la semaine est l’aventure d’un pilote, un peu particulière. Il s’agit de Loïc Blaise qui, l’an dernier, a été le premier à réussir un tour du cercle arctique en ULM. Atteint de sclérose en plaque, une maladie dégénérative qu’il compare à la fonte des glaces, il alerte sur l’urgence climatique et médicale à trouver des solutions. Il projette par ailleurs de construire un avion électrique à hydrogène.

Des icebergs dans le fjord Sermilik, au Groenland.
Des icebergs dans le fjord Sermilik, au Groenland. (PHILIPPE ROY / AFP)

Chaque fois que je perds quelque chose, je ne le reverrai jamais : c’est ça, une sclérose en plaque. Au niveau planétaire, chaque fois qu’un écosystème disparaît, on ne le reverra pas dans l’Histoire de l’humanité. 

Loïc Blaise, pilote aventurier 

La planète Terre, photographiée lors de la mission Apollo XI, le 24 juillet 1969.
La planète Terre, photographiée lors de la mission Apollo XI, le 24 juillet 1969. ( NASA / AFP )