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"SeaOrbiter" : percer les mystères de l'océan avec Jacques Rougerie

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Suite et fin de notre voyage en trois dimensions : après un tour à bord du "Solar Impulse" de Bertrand Piccard et une virée dans l'espace avec Jean-François Clervoy, Gérard Feldzer fait escale sur le "Sea Orbiter" de Jacques Rougerie, à la découverte des fonds marins...
Article rédigé par
Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

"Remuer ciel et mer". Telle pourrait être une nouvelle
expression qui prend tout son sens (figuré comme propre) avec le SeaOrbiter de
Jacques Rougerie, architecte de la mer.

Ce vaisseau marin est le seul au monde
permettant l'exploration du grand large et des abysses 24h/24 sur de longues
durées. Tandis que Jean-François Clervoy et Bertrand Piccard étudient notre
planète vue d'en haut, Jacques Rougerie plonge dans les profondeurs de ses
océans, encore méconnus :

" Depuis l'espace, la Terre est une
immensité bleue dont on ne connaît que la surface. Il y a tout à découvrir et à
faire... "

Depuis plus de 30 ans, l'architecte Jacques Rougerie
fonde ses recherches et ses réalisations marines en tenant compte du
développement durable. Selon lui : "La technologie et le génie
humain sont au service des hommes pour amener un regard nouveau : l'océan
regorge de possibilités, que ce soit dans le domaine des énergies
renouvelables, de la nourriture du futur ou de la pharmacologie"
.

Influencé
par le Nautilus de Jules Verne et les explorations de Jacques Cousteau, Jacques
Rougerie construit des maisons, laboratoires et autres lieux de vie, immergés à
presque deux lieues sous les mers. 

D'ailleurs, l'Agence
Spatiale Européenne est très intéressée par le SeaOrbiter selon Jean-François
Clervoy, spationaute : "Les astronautes peuvent s'entraîner en confinement
et isolement de long terme dans le
SeaOrbiter. De plus, le SeaOrbiter peut
valider des données de satellites et il permet d'analyser très finement les
échanges entre atmosphère et océan en même temps qu'il permet d'étudier le
dessous des océans."

En effet, les conditions de vie dans cet habitat pressurisé
sont similaires aux conditions rencontrées dans l'espace. Justement, dans
l'espace également, les recherches sur les ressources avancent :
"Des miroirs gigantesques pourraient focaliser la lumière sur un point
précis au sol ou l'on pourrait la récupérer dans un four solaire"
explique
Jean-François Clervoy. Le SeaOrbiter constitue donc un véritable
laboratoire d'analyse des paramètres environnementaux. Pour Bertrand Piccard, aéronaute,
pas de doute :

 " Après Jacques Cousteau, Jacques Piccard, Jacques
Maillol, Jacques Rougerie est le quatrième Jacques qui va nous permettre de percer
davantage les mystères des océans avec son
Sea Orbiter ! "

Bonus : Vous pouvez participer à l'aventure de nos trois invités en vous rendant sur les sites respectifs de :

  • Bertrand Piccard pour le Solar Impulse

  • Jean-François Clervoy pour les missions de Novespace

  • Jacques Rougerie pour contribuer à la construction du SeaOrbiter. Vous trouverez d'autres informations complémentaires sur le site de la Fondation Jacques Rougerie, qui soutient le programme scientifique et éducatif du Sea Orbiter.

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