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Le recyclage des voitures et des vélos (1/3)

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Face au développement des transports à travers le monde, se pose le problème des machines en fin de vie. Que ce soit pour les avions, les navires, les trains, les voitures, et même les deux roues, le recyclage peut être un problème mais aussi une opportunité. Aujourd'hui dans cette première chronique consacée à ce sujet : que faire des autos et des vélos en fin de vie?
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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Sur les 38 millions de voitures que compte la France, c'est chaque année environ 1,5 million d'entre elles qui arrivent en fin
de vie. Et plus question comme autrefois de les abandonner dans la nature ou de
les jeter dans une rivière ou un ravin. D'autant plus qu'elles contiennent des résidus
toxiques ou dangereux. Ainsi, certains font le choix de garder leur véhicule le plus longtemps possible, ce qui implique de trouver des pièces recyclées en cas de réparation. C'est ce qu'explique François Roudier, porte-parole du Comité des constructeurs français (CCF) : 

"La
durée de vie moyenne d'un véhicule en France, c'est 13 ans mais nous avons constaté que 3 millions de ménages utilisent leurs véhicules bien au-delà des 13
ans. Dans ces situations, l'utilisation de pièces recyclées s'impose."

En plus de favoriser le recyclage, cela limite également la contrefaçon et les risques qui en découlent. Ainsi, il ne suffit pas qu'une voiture consomme peu pour être
classée moins polluante. Dès sa conception, les ingénieurs doivent imaginer un véhicule qui pourra être recyclé à plus de 95% de sa masse. En finir avec les pièces de contrefaçon et miser sur le recyclage ; selon François Roudier, ce double-objectif permettrait même de créer des emplois : 

"Si tous les sites de contrefaçons sont fermés, on a un potentiel de création d'au moins 10.000 emplois liés à la destruction et au recyclage des vieux véhicules."

Une
seconde vie est donc possible pour la voiture, à condition de s'adresser à un centre
agréé. En effet, le recours à un casseur non agréé est aujourd'hui très
lourdement sanctionné par la loi. Il en est de même pour les 2 roues motorisés dont on estime le parc en France entre 3 et 4 millions.

Quant aux 26 millions de vélos en France, ils sont également concernés par le recyclage. En effet, si près de 3 millions de vélos sont achetés neufs en France, environ 1 million et demi sont détruits tous les ans. C'est ce qui a donné l'idée à une association d' "heureux cyclistes" de favoriser des initiatives locales de recyclage des vélos en fin de vie.

Ainsi, L'Heureux Cyclage est un réseau d'ateliers vélo participatifs et solidaires qui vise à développer le réemploi de vélos inutilisés et l'apprentissage de la mécanique.

Ainsi, les ateliers tentent de donner une nouvelle vie aux vélos abandonnés ou jetés à la déchetterie, afin de mettre en œuvre une économie circulaire du vélo. Elodie Chabert, coordinatrice de projets, présente le concept :

Les vélos sont alors remontés selon le principe des 3R :

Le réseau est animé par une centaine de bénévoles et de salariés. Ils estiment avoir "remis en selle" environ 15.000 vélos, et ce n'est qu'un début.  On estime que plus de 9 millions de vélos n'ont pas été utilisés depuis neuf mois, et que la plupart
traîne dans les caves avant de finir dans les déchetteries. Alors
profitons des beaux jours pour les remettre en état pour soi-même ou pour ceux
qui n'en n'ont pas forcément les moyens. 

BONUS

Avions, bateaux, trains, voitures ou satellites en fin de vie... En attendant la chronique de la semaine prochaine, le grand recyclage est aussi sur LCP, dans Transportez-moi   : 

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