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Le FMI conforte l'action de Barack Obama sur la scène économique mondiale

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Barack Obama a prononcé la nuit dernière le traditionnel discours annuel sur l’Etat de l’Union devant la Chambre des représentants et le Sénat réunis. Discours prononcé quelques heures après la révision des prévisions de croissance du FMI.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

C’est un pur hasard de calendrier mais le timing pourrait créditer indirectement les arguments économiques de Barack Obama à quelques mois de l’élection présidentielle américaine. Que prédit le Fonds Monétaire International ? Une croissance économique mondiale ramenée à 3,3% cette année contre 4% initialement prévus. Pour l’Europe, le PIB devrait reculer de 0.5% avant de redécoller en 2013. Quant aux Etats-Unis, la perspective est inchangée avec 1,8% de croissance attendue en 2012.
Dans ce contexte, le Président américain a annoncé cette nuit qu'il entend redresser l'économie américaine grâce à une vaste réforme fiscale : taxer les plus riches (30% d'impôts minimum pour les millionnaires), et inciter les entreprises à produire davantage aux Etats-Unis afin d'y créer des emplois en, protégeant le "made in USA".

Le Président américain qui bataille toujours avec ses adversaires républicains sur les moyens de lutter contre l’endettement.

Oui, l'endettement qui est le véritable fléau des pays développés. On parle beaucoup de la zone euro, mais regardons aussi la Grande-Bretagne (la dette britannique vient de dépasser le seuil symbolique des 1000 milliards de livres (1500 milliards d’euros). Et puis le Japon : la troisième économie de la planète a enregistré en 2011 son premier déficit commercial depuis 31 ans et voit sa dette atteindre 200% du Produit Intérieur Brut. Pour sauver son système de protection sociale menacé par une population vieillissante, Tokyo vient de décider de doubler la taxe sur la consommation de 5 à 10% d’ici 2015.


Dans quelle mesure la reprise qui s’amorce aux Etats-Unis peut entraîner dans son sillage le reste du monde ?*

C'est la question que se posent les investisseurs. Dans ce tableau très noir, il y a d’indéniables signaux positifs. Le FMI le dit bien : l’activité économique mondiale ralentit mais ne s’effondre pas. Aux Etats-Unis, certains indicateurs comme la consommation incitent à l’optimiste. En Europe, des pays du Nord comme la Finlande, les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Autriche ont des économies dynamiques, tirées par les exportations et avec taux de chômage très bas. Le Fonds Monétaire appelle ces pays à modérer leurs politiques de rigueur budgétaire pour ne pas faire caler le moteur.
Il y a bien une lumière, sous la porte, au fond de la pièce sombre… elle ne demande qu’à être amplifiée. En beau sujet de travail pour les participants au Forum économique mondial de Davos qui s’ouvre ce matin dans la célèbre station suisse.

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