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L'avenir d'Areva se joue aujourd'hui à l'Elysée

Réunion au sommet à l’Elysée, mercredi 27 janvier, autour de l’avenir de la filière nucléaire française. Sur la table : le délicat dossier Areva

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(Siège Areva © Mawppp)

Pour l’instant, c’est silence radio chez tous les acteurs de ce feuilleton à rallonge. Nul doute que François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls et les ministres concernés, vont plancher sur la restructuration du groupe nucléaire en difficultés.

Il est même fort probable que cette réunion soit l’occasion de fixer officiellement le montant de l’augmentation de capital de l’entreprise dont l’Etat détient 87%. On parle d’une augmentation de capital de quatre milliards d’euros.

 

Quelle forme prendrait cette opération

Areva aurait un besoin de financement de sept milliards d’euros sur 2015-2017, dont près de la moitié serait couverte par des cessions d’actifs.

Cette annonce d’augmentation de capital intervient en parallèle du dépôt par EDF d’une offre de reprise de 51% de la branche réacteurs d’Areva (Areva Np) pour environ 2,5 milliards d’euros.

Quant au chinois chinois CNNC (la China National Nuclear Corporation), il devrait prendre une participation minoritaire.

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La fin d’une longue histoire ?*

 

Une page va vraiment se tourner pour Areva, crée en 2001 par la fusion entre Cogema et Framatome. Rapprochement piloté par Anne Lauvergeon qui restera aux commandes du groupe jusqu’en 2011.

Le groupe ne cessera de pâtir de choix et décisions stratégiques très décriées et d’investissements tous azimuts, au point de tomber dans l’ornière dont on essaie de le sortir aujourd’hui. Une lente descente aux enfers qui est censée être enrayée par EDF, au grand dam des syndicats de l’électricien qui estiment que ce dernier n’a pas les moyens de ses ambitions.

Il faut dire que pour EDF la reprise des activités réacteurs nucléaires d’Areva est un sacré défi.

Positif avec l’intégration de 18.000 ingénieurs et ouvriers, symbole de l’ère Framatome… un savoir-faire hors pair bien utile notamment pour moderniser la majorité des 58 réacteurs encore en activité en France.

Positif mais très délicat lorsqu’il s’agit de parler du poids financier des retards de construction des EPR (réacteur nucléaire nouvelle génération) en Grande-Bretagne et en Finlande où le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, joue actuellement les pompiers diplomates.

 

Equation difficile, voire impossible ?

 

Impossible n’est pas français… difficile certainement. Ce sont tous ces points qui doivent être tranchés à l’Elysée.

Peut-être assisterons-nous un jour à la naissance de cette fameuse « équipe française du nucléaire ».

Nicolas Sarkozy en a rêvé, François Hollande pourrait le réaliser… Areva et EDF, c’est du sérieux.

(Siège Areva © Mawppp)