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Forces et faiblesses de l'économie chinoise

Gros plan sur les paradoxes de la Chine, désormais première économie mondiale devant les Etats-Unis.

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(Des Chinois devant un poster de la future ville de Pékin © Maxppp)

Paradoxe d'une économie qui vient de passer - ou à s'apprête à le faire, en fonction des indicateurs - première du monde devant les Etats-Unis, mais dont on perçoit aussi les faiblesses.

Preuve que l'Empire du Milieu enregistre un sérieux coup de frein : les importations chinoises ont subi en novembre une baisse inattendue (signe d'une demande intérieure en berne) et un ralentissement des exportations.

Aujourd’hui, le problème de ce pays n’est pas tant sa croissance que la manière dont il doit s’y prendre pour rééquilibrer son économie. Fini le PIB en hausse de 12 à 14% comme au cours des deux dernières décennies. Pour 2014, le FMI table sur 7,4%, ce qui reste malgré tout largement confortable comparé à la zone euro.

 

Concrètement, que se passe-t-il en Chine ?

 

La Chine joue désormais dans la cour des grands et subit les affres de la conjoncture internationale. Pékin est entré depuis quelques années dans ce que l’on appelle une phase de convergence : de pauvre, le pays est passé au stade de riche. Quand on part de rien, la croissance ne peut que progresser. Ensuite, la situation se calme et les taux de croissance se réduisent.

Les investissements se sont tassés après avoir flambé dans les années 90. L’exode rural a entraîné la création de villes entières débouchant sur une surchauffe immobilière, avec tous les risques bancaires liés à une telle bulle.

L’urbanisation a poussé à la hausse les coûts de la protection sociale, les revendications sociales se font plus nombreuses, le coût du travail s’est renchéri... bref : la Chine monte en gamme mais, toutes proportions gardées, voit sa compétitivité quelque peu entamée.

 

Avec l’impact que l’on imagine sur les autres grandes zones commerciales du monde

 

Jusqu’en 2010, les importations de la Chine augmentaient de 25% par an. Sur un peu plus d'an, elles viennent de reculer de 1%. Cela fait donc un différentiel de 24% de croissance en moins.

Une Chine – et son milliard 300 millions d'habitants – moins consommatrice sur la scène internationale ne joue pas son rôle de moteur.

Pas de panique... sur le long terme, ce gigantesque pays va continuer d'offrir de belles opportunités de business, mais les temps ont changé.

(Des Chinois devant un poster de la future ville de Pékin © Maxppp)