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Idir : "J'ai peur que ma culture ne soit oubliée"

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Idir, chanteur, auteur compositeur kabyle. C'est une gloire et un emblème de son pays, mais aussi en France, il a rempli l'Olympia les 4 et le 5 février. Dans son dernier album, "Adrar Inu", il se livre un peu.
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Radio France
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Dans Adrar Inu , Idir parle de lui. "Je
fais un retour aux sources sur moi, sur mon adolescence qui m'a fait vibrer,
puis sur les rythmiques et les airs anciens de chez moi parce que j'avais peur
qu'ils ne soient oubliés.
"

Idir est ami avec Zidane avec qui il s'est rendu en Kabylie. "C'était vraiment une ambiance indescriptible. C'est un dieu vivant qui
se présentait comme ça devant les gens et je voyais des jeunes pleurer juste en
le voyant. Du coup, je me sentais tout petit, moi qui ai un petit nom aussi
là-bas.
"

Idir vit en France depuis 1975, mais il n'est pas français, il
a le passeport algérien. Pourtant il entretient avec l'Algérie une relation
très particulière. Pour lui le pouvoir algérien veut faire taire la culture
kabyle. "Ce que nous avons réussi à avoir en 62 c'est l'intégrité
territoriale, c'est tout. Mais quand il s'est agi de donner une définition à la
personnalité algérienne on a cru bon de la rattacher à un monde arabe mythique
très abstrait dans lequel nous n'avions pas notre place.
"

Le chanteur kabyle Matoub Lounès a été assassiné et Idir, lui
n'a pas chanté dans son pays depuis 1979. "Au départ il y avait un empêchement
tacite, puis il y a eu le terrorisme et je n'avais pas le cœur à chanter quand
des gens tombaient comme des mouches. Ensuite, on m'a proposé des choses où je
n'étais pas libre de chanter, et moi j'avais envie de conserver ma liberté. Mais
maintenant je vais y aller.
"

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