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Gaspard Proust : "Je compatissais à la douleur des riches installés en Suisse"

Gaspard Proust est suisse. Humoriste inclassable. On le présente comme l'héritier de Desproges (si tant est que Pierre Desproges ait un héritier). Lui même récuse cet héritage. Il tenait également le premier rôle dans le film de Frédéric Beigbeder, "L'amour dure 3 ans", avec Louise Bourgoin.

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Il remplit les salles en France, sans écumer les émissions de télé. Il récidive à Paris lundi 11 et le mercredi 13 juin au théâtre du Châtelet pour deux dates supplémentaires de son spectacle :Gaspard Proust tapine .  Rien que le titre, faut oser.  Quand il arrive sur scène, il s'adresse au public : "Vous avez fait un effort pour venir jusqu'ici, bravo, très bien. Je vous rappelle que moi aussi ".  Il se définit ainsi : "je suis un punk en habit bourgeois ".  

Il balance des énormités avec un flegme incroyable. Comme celle ci : "J'ai rencontré une Haïtienne que j'ai payée avec un briquet. Je me demande ce qu'est devenu le briquet. "

Ça pourra faire hurler les féministes. Ou alors, dans un tout autre genre : "Le nazisme, c'est comme un meeting de Ségolène... mais avec des idées !"

Est-il engagé politiquement ?

Parce qu'il y a une polémique autour de ce thème. Gaspard Proust a fait la Une de Télérama, les journaux, même de gauche, l'encensent ; mais une partie de la presse voit en lui un comique de droite.  Le quotidien Le Monde l'a qualifié "d'Eric Zemmour de l'humour ", et ce n'est pas un compliment. L'article cite une formule de Gaspard Proust sur scène : "le nazisme? Une façon un peu maladroite de faire la grande Europe ", et la journaliste écrit par ailleurs : "hélas, on cherche en vain le second degré ". Réaction de l'intéressé...

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