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Animal on est mal

Les salariés possédant un chien, un chat ou un autre animal en Angleterre et aux États-Unis, nécessitant des soins, pourront laisser leur poste de travail, dans certaines entreprises, pour se rendre auprès de l’animal qui en a besoin. Cette décision a pour objet de faciliter la vie aux maîtres et à leurs animaux tout en améliorant la vie en entreprise. Des congés de "patte-ernité"... À suivre.

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 L’autre info est en Grande Bretagne ce mardi matin…

Terra Femina et le Vif l’express  ont permis de nous faire découvrir comment certaines entreprises britanniques et américaines octroient désormais des congés de maternité et de paternité aux propriétaires d’animaux. Dans quelques entreprises anglaises et américaines on parle désormais de "patte-ternité"  ; en anglais : "paw-ternity". Il s’agit d’une semaine de congé supplémentaire par an pour s'occuper de son  animal de compagnie.

Les salariés possédant un chien, un chat ou un autre animal nécessitant des soins pourront laisser leur poste de travail pour se rendre auprès de l’animal qui en a besoin. USA Today cite le patron d’une société anglaise de Manchester, BitSol Solution, Greg Buchanan "de nos jours, les animaux sont comme des enfants, donc pourquoi les employés ne pourraient-ils pas avoir un congé à leur arrivée ?" dit-il. Là, il évoque l’arrivée de l’animal à votre domicile, un moment crucial. Mais il peut aussi y avoir des congés rémunérés pour accompagner son animal chez le vétérinaire, l'éduquer ou être présent, malheureusement, dans ses derniers instants. Greg Buchanan a montré l’exemple. Il a adopté un chiot dans un refuge et il a donc pris une semaine de congé pour s'assurer que tout se passe bien à la maison.  Selon lui, ces congés sont bons pour le moral du personnel et l'encourage à s'investir dans son travail. Ceci étant pour Buchanan il n’est pas question d’obtenir un congé pour un poisson rouge qui déprimerait dans son bocal!

A partir de quand un animal est-il suffisamment légitime pour que son maître obtienne un congés ? Pourquoi n’aurait-on pas le droit d’obtenir quelques jours pour apprendre à marcher à son mille pattes ? Ou enseigner le latin à son cacatoès ? On se demande si nos parlementaires ne devraient pas s’emparer de la question et ajouter un amendement à la loi sur le travail de madame Myriam El Khomri ? Plus sérieusement, nous savons bien que Gandhi disait qu’“On peut juger de la grandeur d'une nation par la façon dont les animaux y sont traités”.  Mais qu’aurait dit, le même Gandhi, d’un monde dans lequel on finit par mieux traiter les animaux que pas mal d’humains ?

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