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Si j'étais... Valérie Pécresse

Valérie Pécresse a réaffirmé son soutien à Alain Juppé, lundi 21 novembre. Karl Zéro s'est imaginé dans la peau de Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Ile-de-France

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Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d\'Ile-de-France, le 15 novembre 2016, lors d\'une conférence de presse au STIF (syndicat des transports d\'Ile de France).
Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Ile-de-France, le 15 novembre 2016, lors d'une conférence de presse au STIF (syndicat des transports d'Ile de France). (CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP)

Si j’étais Valérie Pécresse, j’aurais fait ce que qu’on appelle une tragique erreur, une connerie monstrueuse quoi, et je m’en mords les doigts. J’ai même recommencée à me ronger les ongles et à fumer des Vogue, c’est vous dire. Voilà: j’étais avec François depuis trois ans – pas en couple hein ! Il est très bien avec Penelope –, je le soutenais dans les moments difficiles, j’étais toujours là pour lui changer les idées depuis que Jean-François lui avait piqué l’UMP, en trichant en plus !

Les humeurs de François,  je me les suis fadée trois ans, et ce qui va avec : aller aux 24 Heures du Mans, l’accompagner choisir ses costumes chez Damart, tous les offices carillonnés à Saint-Brantu-de-la-Sarthe, sans parler des interminables séances de Circuit 24 à quatre pattes, les dimanches de pluie.

Et puis on était le 1er novembre, on revenait du cimetière, François avait mis des chrysanthèmes sur toutes les tombes du village parce qu’il connaît tout le monde. Il pleuvait encore des cordes, et François caracolait toujours à 7% dans les sondages en disant qu’il allait gagner.

Il m’a fait peur, très peur, alors j’ai dit  : "Merde, je suis encore jeune après tout, ce con-là va foutre ma vie en l’air, il va dans le mur, c’est un dingue." Et j’ai craqué pour un vieux. Enfin, un encore plus vieux : Alain, 71 ans. Lui, le 1er novembre, il était crédité de 87% dans les sondages. Sauf que dimanche soir dernier, c’est François qui a gagné la primaire. A croire qu’il a fait voter ses amis les morts.

Vive le vintage vivifiant !

Si j’étais Valérie Pécresse, je vous dirais que je ne peux pas retourner à nouveau ma veste, donc je dis : je ne regrette pas du tout d’avoir choisi Alain, car lui au moins... Au moins quoi ?  Ah oui, lui, il renouvelle le débat ! C’est vrai, on est resté sur des débats qui sont les mêmes depuis 2007, les Français en ont assez !

Les Français veulent de bons vieux débats à la sauce 1995, le vintage, c’est très à la mode ! La fracture sociale, par exemple. Elle ne s’est pas résorbée, loin s’en faut. Elle s’est même généralisée partout, aux 206 os que compte le corps humain…C’est une métaphore : on compte 206 fractures sociales en France, plus celles de ce pauvre Cyril Lignac.

Seule l’identité heureuse d’Alain Juppé permettra de la réduire, une à une, en douceur, pas à grands coups de 49-3 ! A moins, bien sûr que, comme Jacques Chirac notre maître à tous, il explique aux Français, quelques mois après son élection, qu'il doit renoncer à son programme ayant  "sous-estimé l'ampleur des déficits ".mais ça n’arrivera pas. Car j’ai eu une idée géniale, une botte secrète pour effacer d’un coup la dette de la France.Je l’avais d’ailleurs proposée au téléphone à François Fillon, mais à ce moment, il est passé sous un tunnel, et ne m’a pas rappelée.

Le loto pour éponger la dette

Si j’étais Valérie Pécresse, j’aurais très envie de vous dévoiler mon idée. Alain l’adore, lui. Il y croit si fort qu’il m’a dit : "N’en parle pas, je la garde pour la mettre dans la face de François, jeudi au débat." Allez tant pis, à cette heure-là il n'est pas levé de toutes façons. Je me lance : imaginez que la Banque de France joue au Loto, via une multitude de prête-noms, des expatriés, de très très grosses sommes dans tous les capitales mondiales où il y des jeux de hasard, des loteries nationales…

C’est imparable : forcément, petit à petit, les gains se multiplieraient et bientôt nos 2 171 milliards d’euros de dettes seraient remboursés par des capitaux étrangers, non ? Eh ben si ! Mais fallait y penser. Et c’est mon idée !

Demain je repasserai vous dire mon idée pour le chômage.

Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d\'Ile-de-France, le 15 novembre 2016, lors d\'une conférence de presse au STIF (syndicat des transports d\'Ile de France).
Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d'Ile-de-France, le 15 novembre 2016, lors d'une conférence de presse au STIF (syndicat des transports d'Ile de France). (CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP)