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L’Education nationale est-elle fâchée avec les chiffres ?

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L’Education nationale fait de la « rétention d'information » et utilise des enquêtes « sujettes à caution » pour « favoriser sa communication ». Ce sont quelques unes des graves accusations portées par le collectif Interstat, un collectif qui regroupe des syndicats de l'Insee et des Services statistiques ministériels…
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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Franceinfo (Franceinfo)

A retenir :

L’Education nationale a changé de politique depuis 2007.  Elle publie moins de statistiques de sa
direction de l’évaluation, elle a supprimé le Haut conseil de l’évaluation de
l’école
, qui était une instance d’évaluation indépendante, qui fonctionnait un
peu comme une agence,  elle l’a remplacé
par un Haut conseil de l’éducation qu’on entend péniblement une fois par an et
dont les travaux ne sont guère suivis d’effets, et puis surtout elle censure de
manière systématique les travaux de son inspection générale.

Entre 2000 et 2007, les ministres successifs ont rendu publics entre 16
et 25 rapports de l’Inspection générale de l’Éducation nationale (IGEN) par an,
sur des questions très lourdes, comme les rythmes scolaires, la réforme du
lycée, le fonctionnement des académies, etc. . Là il y en a eu 0 en 2009, 3 en
2010, 1 seul en 2011. Et surtout, aucun rapport annuel depuis trois ans. Et
cela c’est contraire à la loi. L’article L 241-1 du
Code de l’Education indique :  « L’inspection
générale de l’éducation nationale et l’inspection générale de l’administration
de l’éducation nationale établissent un rapport annuel qui est rendu
public ».

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