Cet article date de plus de neuf ans.

Faut-il acheter la pièce en or de 5000 euros?

écouter (5min)
Patrick Lelong répond aux questions des auditeurs : 1- Quentin a reçu des propositions par courrier pour acquérir la pièce de 5 000 euros. Il vous demande s'il s'agit d'une bonne affaire et ce qu'il faut savoir avant, peut-être, de l'acheter.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 4 min.
Franceinfo (Franceinfo)


La pièce de 5 000 euros
est en or. La quantité est limitée à 2 000 exemplaires. Et c'est la Monnaie
de Paris qui est chargée de la commercialiser. Du point de vue de la valeur
faciale ou monétaire. On en a pour son argent même s'il s'agit d'or. Autrement
dit, sa valeur au fil des ans ne pourra pas être inférieure à 5 000 euros.
Quentin pourra toujours aller la changer contre de plus petites coupures dans
une banque. Maintenant, il y a deux
autres composantes : la composante spéculative et
la composante collection.

La composante spéculative
d'abord ?

La pièce contient 75 g d'or.
Si l'on prend en compte la cote de l'or, elle est aujourd'hui de 43,93 euros le
gramme. Cela signifie qu'au simple cours de l'or, la valeur de la pièce est de
3 295 euros. La prime à payer est donc de plus  de 50%.

Par comparaison, un Napoléon
de 20 francs or a une cote de 268,90
euros avec une prime de 5,4%.

Donc du strict point de vue
de la quantité et de la valeur de l'or, ce n'est pas une bonne affaire. Mais
encore une fois, on ne peut pas perdre au sens du strict point de vue
monétaire. 5 000 euros or c'est toujours 5 000 euros quoi qu'il
arrive.

Mais il ya eu des
précédent, la pièce de 100 euros en or noir par exemple.
La fameuse " pièce
semeuse " de 2009. Elle a été achetée 100 euros et vaut
aujourd'hui 2 100 euros. C'est donc une bonne affaire.

Pour résumer on peut dire que
Quentin ne prend pas de risque spéculatif. Si l'or baisse, la pièce de 5
000  euros vaudra toujours 5 000
euros.

Et du point de vue des
collectionneurs ?

L'intérêt de cette émission
c'est qu'elle se fait en quantité limitée (2 000 exemplaires exactement).
Avec un délai de souscription très court (du 12 au 28 novembre prochain). De
quoi organiser une certaine rareté et un intérêt pour les collectionneurs. Ceux
qui n'auront pas été servis essaieront de trouver la pièce sur le marché
secondaire et les premiers acquéreurs pourront peut-être alors faire une bonne
affaire.

2- Catherine voudrait
savoir si elle peut en tant que conjoint collaborateur racheter des trimestres
pour sa retraite ?

La réponse est oui. Il faut être
le conjoint (ou la conjointe) d'un chef d'entreprise artisanal, avoir moins de
67 ans et ne pas avoir, c'est le bon sens, liquidé sa retraite. Petite nuance,
le conjoint n'a pas besoin d'avoir encore la qualité de conjoint collaborateur
au moment de sa demande.

Combien de trimestre
peut-on racheter ?

Un maximum de 24 trimestres
sur 6 années. Ce qui représente  4
trimestres par an. Le rachat est permis jusqu'au 31 décembre 2020.

C'est financièrement
intéressant ?

Le coût du rachat dépend en
particulier  de la moyenne des revenus
des trois dernières années de collaboration et de l'âge de l'intéressé. Quant
au prix du trimestre, il faudra attendre la publication  d'un décret pour en connaître le coût.

3-Cécile a souscrit un
contrat d'assurance vie, il y a trois ans. Elle voudrait y mettre fin, mais son
chargé de clientèle lui dit qu'il faut attendre 8 années avant de procéder à sa
clôture... C'est impossible de fermer un contrat d'assurance vie avant 8
ans ?

Non. On peut clôturer un
contrat d'assurance vie à tout moment quelle que soit l'échéance du contrat. Il
s'agit d'épargne et non de couverture de risques comme une assurance auto ou
une multi risques habitation où il faut respecter ses engagements de versements
jusqu'au bout du contrat au risque de subir des poursuites.

Alors pourquoi le chargé
de clientèle de Cécile parle d'un délai de huit ans ?

Pour des raisons fiscales.
Car la taxation des intérêts, si l'on ferme son contrat, n'est pas la même au
cours des quatre premières années de souscription, puis entre 4 et 8 ans.

C'est-à-dire ?

Au cours des quatre premières
années, la taxation est un prélèvement libératoire forfaitaire de 35% sur les
intérêts et elle tombe à 15% entre 4 et 8 ans.

Et après 8 ans ?

La taxation n'est plus que de
7,5% du montant des intérêts (après un abattement). Donc plus on conserve
longtemps son contrat et moins on est taxé...

4- Une question de Pierre
sur les heures supplémentaires. Il voudrait savoir si l'exonération d'impôt est
effective  et pour quels types de
sociétés ?

L'exonération d'impôt sur les
heures supplémentaires  est supprimée
depuis le 1 er août 2012. Il reste cependant une exception. Elle concerne les
entreprises de moins de 20 salariés qui continuent donc à en bénéficier. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.