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Achat d'un bien immobilier : les pistes pour emprunter après 65 ans

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Retour sur la question de Jean-Luc de la semaine dernière qui désire emprunter sur une longue durée après 65 ans pour acheter un bien immobilier.
Article rédigé par
Radio France
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Quelles sont les pistes pour emprunter après 65 ans ?

Nous avons vu la semaine
dernière, les pistes classiques et nous avons dit qu'on pouvait, à partir de 65 ans emprunter sur 15 ou 20 ans, parfois même
jusqu'à 25 ans, en précisant que la principale difficulté provenait de
l'assurance décès/emprunteur. Forcément beaucoup plus cher (plus du double par rapport à un emprunteur
de 40 ans) car le risque de décès s'accroît avec l'avancée en âge. D'où l'idée
de se tourner pourquoi pas mais avec prudence vers d'autres solutions moins
classiques.

Et quelles sont les
solutions ?   

Il y en a plusieurs comme par
exemple le prêt viager hypothécaire.

En quoi
consiste-t-il ?

Il s'adresse au plus de 65 ans qui souhaitent
obtenir un crédit, le plus souvent soit pour acheter un bien immobilier, soit
pour faire des travaux, ou encore et pourquoi pas pour faire, par exemple, le
tour du monde. En somme, tout est possible à condition de disposer préalablement
d'un bien immobilier. Le montant de l'emprunt dépendra de deux facteurs :
l'âge de l'emprunteur et la valeur estimé du bien immobilier. Il faut bien
comprendre qu'un prêt viager, par définition court toute la vie durant de
l'emprunteur (et éventuellement de son conjoint s'il est co-emprunteur). C'est
pourquoi, plus l'emprunteur sera jeune et moins l'emprunt sera important.

Quelles en sont les
caractéristiques ?

L'emprunteur dispose de
liquidités tout en continuant à occuper son bien. Il  n'a pas de remboursements à effectuer sauf s'il vend le bien Troisième avantage : il
reste libre de faire des remboursements pour diminuer le montant restant dû.

Deux possibilités au décès de
l'emprunteur. L'établissement prêteur vend le bien pour se rembourser. Dans ce
cas, si la dette est inférieure à la valeur du bien, la banque versera la
différence aux héritiers. Si la dette est supérieure à la valeur du bien, c'est
la banque qui devra en supporter le coût.

Enfin,  la dette est plafonnée à la valeur du bien
hypothéquée. Les héritiers n'auront pas à supporter la dette mais s'ils le
souhaitent ils pourront la rembourser
pour conserver le bien immobilier.  

En dehors de ces avantages,
il faut bien comprendre que les taux d'emprunt sont plus élevés que dans le cadre d'un prêt classique. Selon les
chiffres du Crédit Foncier 7,95% avec, en plus, des frais de dossier de l'ordre
de 4%.

On peut emprunter cette
fois-ci sans assurance ?

La BPI (Banque Privée
Immobilière) propose une autre solution, la aussi, sans recours à une assurance.
La formule s'appelle Elixir . Elle s'adresse aux plus de 60 ans qui souhaitent
emprunter pour acheter de l'immobilier ou réaliser des travaux ou encore pour tout autre motif, hors immobilier.
La technique consiste à prendre une hypothèque sur 70% de la valeur estimée du
bien à acquérir. Par exemple, si la
valeur retenue est de 200.000 euros, il sera possible d'emprunter
140.000 euros, même sur une longue période (25 ans). Une autre garantie
est sollicitée de la part d'une société de caution mutuelle. L'endettement ne
doit pas dépasser 33% des revenus pour un achat immobilier et 25% pour un prêt
à la consommation.

Quels sont en synthèse les
avantages ?

Premier avantage : on ne
tient pas compte des tables de mortalité pour le prêt. Second avantage : le
bien sur lequel porte la garantie n'est pas aliéné comme dans un viager. Il
rentre dans la succession. En fait, c'est juridiquement une dette que la
succession  va assumer (ou le conjoint
avec sa pension de réversion). Là encore, il faut bien prendre la mesure de son
engagement  pour choisir ici comme
ailleurs la formule la plus adaptée à sa situation.

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