Prenez soin de vous, France info

Prenez soin de vous. Oubliez vos bonnes résolutions de la rentrée

Tous les jours, Edwige Coupez propose des clés et des conseils pour le bien-être au quotidien. Aujourd'hui : en finir avec les (fausses) bonnes résolutions de la rentrée.

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Des post-its \"faire du sport\", \"penser à ma famille\", \"perdre du poids\", \"trouver l\'amour\" ou encore \"faire des économies\" collés sur un ordinateur pour illustrer les bonnes résolutions que l\'on prend en début d\'année et à la rentrée.
Des post-its "faire du sport", "penser à ma famille", "perdre du poids", "trouver l'amour" ou encore "faire des économies" collés sur un ordinateur pour illustrer les bonnes résolutions que l'on prend en début d'année et à la rentrée. (LIONEL VADAM / MAXPPP)

Après les "to do lists", ce sont maintenant les bonnes résolutions de la rentrée que nous vous conseillons d'oublier, parce que, comme toutes bonnes résolutions qui se respectent, vous n'allez a priori pas réussir à les tenir. Par exemple, vous inscrire à un marathon alors que vous n'avez jamais couru de votre vie est peut-être un peu ambitieux. En revanche, n'y voyez pas forcément un manque de volonté. La plupart du temps, c'est que vous vous fixez un objectif trop difficile, ou qui ne vous correspond pas. Cet objectif correspond à une image idéalisée de vous-même, souvent dictée par les normes de la société, mais aussi projetée sur nous par nos parents dans la plupart des cas.

Osez décevoir vos proches

C'est en quelque sorte la faute de nos parents si nous ne tenons pas nos bonnes résolutions. Dans ce cas, un conseil : il est grand temps de décevoir vos parents, c'est d'ailleurs ce que conseille un prêtre jésuite allemand, professeur de philosophie à l'université de Berlin. Le livre de Michael Bordt, L'art de décevoir ses parents aux éditions First, qui vient d'être traduit en français, est un essai sur la notion de déception. Selon ce professeur, la déception est libératrice, comme un passage obligé pour trouver sa propre voie, sa propre identité. Michael Bordt s'est servi de son propre exemple : à 28 ans, il a fait le choix d'entrer chez les Jésuites, alors que ce n'était pas du tout ce que ses parents voulaient pour lui, ils craignaient qu'il ne soit pas heureux. Depuis, ils ont accepté son choix et l'homme que j'ai rencontré jeudi 6 septembre n'avait rien de malheureux.

Assumez vos peurs

Décevoir est donc un risque à prendre. Et ça vaut aussi bien avec vos parents, vos amis, votre couple. Vous n'êtes pas obligé toute votre vie de suivre les désirs et les attentes des autres. Il faut vous écouter. Concernant vos bonnes résolutions, demandez-vous pourquoi vous vous fixez, à chaque rentrée, tel ou tel objectif. Pour faire plaisir à qui ? Il est important d'en passer par là, parce qu'à force de ne pas tenir vos résolutions, vous risquez de développer une image très négative de vous même, un sentiment d'échec permanent de ne pas être à la hauteur. Ayez donc le courage de vous confronter à ces déceptions, comme le conseille Michael Bordt. C'est l'occasion, explique-t-il, d'identifier les peurs et les besoins souvent inconscients qui guident votre vie. Être capable de les nommer permet de sortir de ces schémas et de vous accepter tel que vous êtes.

Des post-its \"faire du sport\", \"penser à ma famille\", \"perdre du poids\", \"trouver l\'amour\" ou encore \"faire des économies\" collés sur un ordinateur pour illustrer les bonnes résolutions que l\'on prend en début d\'année et à la rentrée.
Des post-its "faire du sport", "penser à ma famille", "perdre du poids", "trouver l'amour" ou encore "faire des économies" collés sur un ordinateur pour illustrer les bonnes résolutions que l'on prend en début d'année et à la rentrée. (LIONEL VADAM / MAXPPP)