Kaamelott et une exposition sur les Indiens Yanomami : nos conseils pour se cultiver pendant le confinement

Tous les jours, franceinfo vous propose des conseils culture pour se cultiver même par temps confiné, face au coronavirus.

Le Roi Arthur, incarné par Alexandre Astier (assis, au centre), entouré des \"chevaliers\" de la Table Ronde.
Le Roi Arthur, incarné par Alexandre Astier (assis, au centre), entouré des "chevaliers" de la Table Ronde. (M6 Groupe)

Pour passer le temps avec le confinement, franceinfo vous propose des conseils culture pendant cette période particulière de lutte contre le coronavirus. Chaque jour, nous vous conseillons de la lecture, de la musique, des séries ou des films.

Une série culte : réviser son Kaamelott... en attendant la sortie ciné

Comment rire aux éclats, encore et encore, en picorant de courts épisodes, ou en y consacrant toute une soirée ? En regardant Kaamelott, la série culte créée par Alexandre Astier.Elle n’a jamais cessé d’être diffusée, M6 étoffant le nombre de ses chaînes au fil des ans. Aujourd’hui sur W9, Paris Première ou 6 Play, le site de vidéo à la demande du groupe, impossible de passer à côté de ce générique, simple mais inoubliable :

Kaamelott, ou la légende du Roi Arthur revue et corrigée par Alexandre Astier, six saisons d’histoires pas si éloignées de la réalité historique mais avec force personnages hilarants, que ce soit Perceval le Gallois, Karadoc, bien sûr ou encore, liste non-exhaustive, le beau-père psychopathe et colérique, Léodagan, Roi de Carmélide.

De 2005 à 2009, la diffusion de cette série devenue culte, a véritablement marqué toute une génération, des expressions improbables comme "c’est pas faux" envahissant cours de lycée comme discussions de machines à café. Aujourd’hui, Kaamelott se déguste sans une once de nostalgie, comme une source inépuisable de punchlines. Et puis il faut bien se préparer car cette fois ça y est : Kaamelott, le film, c’est pour cette année, et nous sommes nombreux à bien mal dissimuler notre excitation.

Une expo photo à la découverte d'une peuplade brésilienne : les Yanomami

La célèbre photographe brésilienne Claudia Andujar pose pour un portrait dans son appartement de São Paulo., le 24 juillet 2019.
La célèbre photographe brésilienne Claudia Andujar pose pour un portrait dans son appartement de São Paulo., le 24 juillet 2019. (VICTORMORIYAMA.COM.BR)

Impossible actuellement de se rendre dans les musées alors ce sont les musées qui viennent à vous. Ainsi, la Fondation Cartier propose de nombreux contenus en ligne sur l’exposition qu’elle consacre actuellement à la photographe brésilienne Claudia Andujar : La lutte Yanomami.

Sur le site claudia-andujar.fondationcartier.com, on suit en trois chapitres passionnants qui mêlent textes, photos, audio et vidéos, l’histoire de cette photographe née en 1931, rescapée de la Shoah, arrivée au Brésil en 1955 et qui a consacré la plus grande partie de son travail de photographe et de sa vie à la défense des indiens Yanomami. "J’ai connu les Yanomami en 1970, raconte-t-elle. 

Ça m’a pris à peu près deux ans pour commencer à comprendre les Yanomami. Tout leur système de chamanisme, leurs voyages dans la forêt… C’est leur vie, c’est ça que j’ai voulu connaître pour pouvoir photographier.Claudia Anudjar, photographeDocument sonore, extrait de l'exposition à la Fondation Cartier

Dans ses photos qui mêlent approche documentaire et techniques expérimentales, Claudia Andujar tente alors de traduire l’univers mystique des Yanomami. Photos fascinantes d’un monde encore préservé à découvrir en ligne.

Le chaman Tuxaua Joao souffle le yakoana dans les narines d\'un jeune homme à la fin de la fête reahu, Catrimani, Roraima, 1974.
Le chaman Tuxaua Joao souffle le yakoana dans les narines d'un jeune homme à la fin de la fête reahu, Catrimani, Roraima, 1974. (CLAUDIA ANDUJAR)

L'invasion du monde moderne dans les 1970's

Mais dans le courant des années 1970, tout bascule avec l’arrivée massive des ouvriers qui construisent la route transamazonienne, grand projet gouvernemental, puis dans les années 1980, celle de 40 000 orpailleurs. Dans un des podcasts à écouter sur le site de la Fondation Cartier, Davi Kopenawa, porte-parole des Yanomami du Brésil témoigne de cette période dramatique. "On ne nous a jamais demandé ce qu’on pensait de toutes ces invasions de chercheurs d’or et des ouvriers qui étaient là pour la construction. Le gouvernement n’était pas intéressé de connaître notre avis là-dessus. Avec eux, ils ont introduit plein de maladies. On a commencé à attraper la malaria, la rougeole et j’ai perdu énormément des miens à cette époque. C’était vraiment une période très difficile". 

De la photo au militantisme

La photographe Claudia Andujar devient alors militante : elle met son art au service des Yanomami et cofonde une ONG qui défend leur territoire et leurs droits. En 1992 après 15 années de lutte, les Yanomami obtiennent la reconnaissance officielle de leurs terres. Victoire fragile menacée aujourd’hui par la politique du président brésilien Jair Bolsonaro, contre laquelle lutte Claudia Andujar en continuant d’exposer ses photos.

Anne Chépeau vous fait découvrir une exposition photo sur les Indiens Yanomami à la Fondation Cartier.
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