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Nouveau monde. Un peu d’hygiène numérique pour préserver nos données

Il est possible de limiter l’exploitation de données personnelles sur les réseaux sociaux en faisant preuve d’hygiène numérique. 

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Divers logos de réseaux sociaux sur un écran de smartphone.
Divers logos de réseaux sociaux sur un écran de smartphone. (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)

Afin d'éviter tout problème avec les réseaux sociaux, il faut faire preuve d'’hygiène numérique, ou autrement dit d'utiliser internet proprement. Ce sont des petits gestes simples qui permettent de limiter les risques d’exploitation abusives de vos données personnelles. Par exemple, sur Facebook : Vérifiez quelles informations vous avez indiquées en plus de votre nom (adresse, numéro de téléphone) et supprimez-les si ce n’est pas vraiment utile ; ne répondez pas à ces petits jeux gratuits pourtant si attractifs (c’est de l’un d’eux qu’est parti le scandale Cambridge Analytica); vérifiez à quelles applications tierces vous avez donné une autorisation de connexion (ce conseil est valable aussi pour Twitter). Enfin, vérifiez qui a le droit de voir vos messages ou vos photos.

Comment faire concrètement ?

La procédure est différente sur chaque réseau social mais elle passe toujours par le réglage des paramètres de confidentialité. Sur Facebook, ça s’est simplifié. Il est plus facile qu’avant d’accéder à ces paramètres et de les modifier, à condition de s’en donner un petit peu la peine tout de même. Le scandale Cambridge Analytica a eu au moins un effet positif puisque Facebook a pris plusieurs décisions pour améliorer la protection des données et faciliter le paramétrage du niveau de confidentialité.

Est-il normal de devoir prendre toutes ces précautions ?

Après tout, personne ne nous oblige à utiliser Facebook ou Google qui sont des entreprises privées. Quand on le fait, on est logiquement soumis aux règles instaurées par ces plateformes. Ces règles doivent être conformes aux lois en vigueur mais, à défaut de réglementation spécifique, ces entreprises voient avant tout leur intérêt commercial. Celui-ci passe par l’exploitation des données. Elles ne s’en sont jamais caché. C’est leur business model. Le problème, c’est quand ça dérape et si un tiers, comme Cambridge Analytica, peut tout d’un coup accéder à un grand nombre de données nominatives. Dans ce cas, c’est contraire à la promesse de Facebook de ne livrer à des tiers que des agrégats de données anonymisées.

Cela dit, l’intérêt des plateformes web est aussi de maintenir la confiance avec leurs clients (les utilisateurs), au risque sinon de les perdre. Les mesures annoncées par Facebook et les récentes prises de parole de Mark Zuckerberg montrent à quel point le maintien de cette confiance est important, tout simplement pour des raisons économiques.    

Divers logos de réseaux sociaux sur un écran de smartphone.
Divers logos de réseaux sociaux sur un écran de smartphone. (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)