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Nouveau monde. Le moteur de recherche Qwant veut jouer dans la cour des grands

Le moteur de recherche français annonce une palette de nouveaux services tels le sport, la santé et les paiements.

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Eric Leandri, fondateur du moteur de recherche Qwant, le 14 juin 2018.
Eric Leandri, fondateur du moteur de recherche Qwant, le 14 juin 2018. (ERIC PIERMONT / AFP)

Sport, musique, santé, paiement… Qwant, le moteur de recherche français qui se veut respectueux de la vie privée, annonce une palette de nouveaux services. Qwant avait mis les petits plats dans les grands, jeudi 14 juin, pour l’inauguration de son siège parisien en présence de Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances, et de Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au numérique. Tout ça pour quoi ? Pour dévoiler une série de nouveaux services qui vont bien au-delà du simple moteur de recherche. Notamment : une thématique sur la musique (Qwant Music, basée à Ajaccio), un portail réservé aux enfants avec des contenus filtrés (Qwant Junior) ou encore une "verticale" Sport (Qwant Sport, en juillet).

La confidentialité des données mise en avant

Qwant prévoit de lancer à l’automne un service de paiement (Qwant Pay) permettant de régler des achats avec son téléphone mobile dans les points de vente physiques (sur Android uniquement dans un premier temps), puis, ultérieurement, en ligne. Le Français n’hésite pas à s’aventurer sur les traces d’Apple Pay ou Google Pay, avec toujours un credo : pas de captation de données personnelles, ni d’ailleurs de prise de commission lors des transactions afin de séduire les banques.

L’une des annonces marquantes est aussi l’activité dédiée à la santé (Qwant Santé) grâce à une joint-venture avec une start-up spécialisée (BabyProgress) qui travaille sur un carnet de santé numérique (Whealthee, promettant là encore, une totale confidentialité des données). Qwant va aussi proposer la puissance de ses serveurs informatiques pour faire de l’imagerie médicale 3D en réalité augmentée, via le casque Hololens, afin de venir en aide aux chirurgiens.

Des services au quotidien

Enfin, Qwant va même concurrencer Google sur les services pratiques avec une messagerie de type Gmail (sans captation de données), un service de traduction instantanée (sept langues), un service de cartographie et même un service de suivi du trafic aérien et du trafic maritime, utilisable par l’armée et les pouvoirs publics, sans oublier une plateforme de données publiques (open data), récoltées par les collectivités locales mais très peu exploitées à ce jour, telles que les annonces d’événements culturels, les passages des bus en temps réel ou les menus de cantines scolaires dans certaines villes.

Lancé en 2013, et accueilli à l’époque avec beaucoup de circonspection, Qwant n’hésite donc pas à afficher des grandes ambitions, avec une dimension européenne. Il a choisi la voie de "l’open innovation", c'est-à-dire l’association avec des start-up. Pour autant, le moteur de recherche ne pèse pas encore bien lourd (à peine 4% à 6,5% de parts de marché en France) avec près de 10 milliards de requêtes en 2017 mais vise les 20 milliards de visites cette année, soit l’équivalent de... six jours de trafic sur Google.  

Eric Leandri, fondateur du moteur de recherche Qwant, le 14 juin 2018.
Eric Leandri, fondateur du moteur de recherche Qwant, le 14 juin 2018. (ERIC PIERMONT / AFP)