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Nouveau monde. La Nasa présente son avion électrique

L’avion électrique est-il la solution contre la pollution engendrée par le trafic aérien ? La Nasa y croit mais ne nous emballons pas...

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 Le Maxwell X-57 de la Nasa, avec ses 14 moteurs électriques.
 Le Maxwell X-57 de la Nasa, avec ses 14 moteurs électriques. (NASA LANGLEY/ADVANCED CONCEPTS L / MAXPPP)

L’agence spatiale américaine a montré vendredi 8 novembre à la presse le Maxwell X-57. La Nasa croit en son projet. Il s’agit d’un petit avion quatre places, adapté d’un avion à hélice italien Tecnam P2006T, dont les deux moteurs thermiques ont été remplacés par 14 moteurs électriques et des batteries Lithium-Ion. Ce projet n’est pas nouveau. Il est en développement depuis 2015. Le X-57 n’a encore jamais volé. Sa mise en service est envisagée pour la fin 2020. Il pourrait servir d’avion taxi pour de petites distances.

Plusieurs projets en cours

Ce n’est pas le seul ni le premier projet d’avion électrique. On pense bien sûr au Solar Impulse, du suisse Bertrand Piccard, qui génère sa propre énergie grâce à des panneaux solaires mais qui ne peut emmener qu’une seule personne à bord. Solar Impulse a également fait des petits, comme le H55, un monoplace électrique avec batterie capable de voler entre 45 et 60 minutes, environ. Il y a aussi bien d’autres projets en cours. En juillet dernier, par exemple, Airbus a fait traverser la Manche à son avion électrique E-Fan. Mais, pour l’instant, tous ces appareils ne sont que des petits avions.

Réalité ou utopie ?

L’avion électrique, propre et silencieux, on aimerait y croire au regard de l’impact du trafic aérien thermique sur le réchauffement climatique (2% des émissions de CO2). Mais les problèmes techniques sont encore nombreux. Les moteurs électriques sont moins puissants que les moteurs thermiques et du coup l'équation est infernale : il faut beaucoup de moteurs, et donc des grosses batteries et, du coup, encore plus de moteurs pour les transporter et donc encore plus de batteries... et ainsi de suite. Bref, un cercle vicieux qui est, cela dit, le même pour tous les véhicules électriques, y compris terrestres.

Au dernier salon du Bourget, on parlait beaucoup d’avion électrique mais on en parlait au futur, un futur lointain. Airbus veut faire voler en 2030 des avions de 100 passagers à zéro émission. Entre-temps, on pourrait voir apparaître des avions hybrides, comme les voitures hybrides, avec des moteurs thermiques pour le décollage et l’atterrissage et de l’électrique pour le vol.

 Le Maxwell X-57 de la Nasa, avec ses 14 moteurs électriques.
 Le Maxwell X-57 de la Nasa, avec ses 14 moteurs électriques. (NASA LANGLEY/ADVANCED CONCEPTS L / MAXPPP)