Nouveau monde. Grâce à la réalité virtuelle, Thomas Pesquet va faire du vélo dans l’espace comme s’il était à Paris ou à Marseille

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Pour son entraînement sportif quotidien, l’astronaute français sera virtuellement immergé dans des paysages terrestres, grâce à un programme concocté par une startup française.

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23 avril 2021. L'astronaute français Thomas Pesquet avant l'arrimage à la station spatiale internationale, ce samedi 24 avril, s'exprimant avec un microphone dans la capsule d'équipage SpaceX Falcon 9 en orbite avec la mission Crew-2.  (AFP / SPACEX)

Six mois dans l'espace sans voir la Terre… Cependant, Thomas Pesquet ne sera pas complètement coupé des paysages terrestres lors de son séjour dans l’ISS. Grâce à un casque de réalité virtuelle et à des programmes sportifs développés par la startup Fit Immersion, basée dans l’Hérault, il pourra se promener virtuellement à vélo au milieu de paysages terrestres, comme s’il était sur Terre.

franceinfo : en quoi consiste le programme de réalité virtuelle que vous avez développé pour Thomas Pesquet ?

Dimitri Prikhodko, Directeur Général de Fit-Immersion : Nous allons essayer de recréer un lien avec la Terre en le faisant voyager sur les routes, en France et en Russie, comme s’il y était réellement. Pour cela, nous avons filmé des parcours avec une caméra spécifique. Cela permet ensuite à Thomas Pesquet de voir les images défiler à une vitesse synchronisée avec son pédalage.

Quels parcours pourra-t-il suivre ?

Pour cette expérience, trois parcours ont été choisis. Il y a un circuit touristique dans Paris, de la Tour Eiffel au Louvre en revenant par les quais. Il y a aussi un parcours sur la route côtière entre Marseille et Cassis, ainsi qu’un parcours en Russie, dans le centre historique de Saint-Pétersbourg.

Un casque de réalité virtuelle peut-il fonctionner dans l’espace comme il fonctionne sur Terre ?

Non, car les capteurs et les accéléromètres ne fonctionnent pas sans l'attraction terrestre, et donc on peut être désorienté et la vitesse n'est plus conforme. Pour relever ce défi technique, nous avons notamment fait des essais en vols Zero-G afin de trouver une solution technique. Nous avons dû utiliser des capteurs différents et faire des adaptations spécifiques.

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