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Nouveau monde. Des employés de Google créent un syndicat pour veiller au respect de l’éthique

C’est une première dans une grande entreprise de technologie. Ce syndicat a surtout pour but de s’occuper de questions éthiques, internes et externes.

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Ce syndicat est théoriquement ouvert aux 120 000 salariés du groupe Alphabet, maison-mère de Google. (illustration)
Ce syndicat est théoriquement ouvert aux 120 000 salariés du groupe Alphabet, maison-mère de Google. (illustration) (JEAN-LUC FL?MAL / MAXPPP)

C’est du jamais vu dans une grande entreprise de la technologie. L’Alphabet Workers Union vient de voir le jour. Il compte, pour l’instant, à peine 227 membres et n’est pas encore reconnu officiellement par Google, mais il est théoriquement ouvert aux 120 000 salariés du groupe Alphabet (maison-mère de Google).

Officiellement, ce n’est pas vraiment pour discuter des conditions de travail ni des salaires, particulièrement enviables au sein de ce fleuron de la Silicon Valley (même si la moitié des employés sont aujourd’hui des intérimaires qui ne bénéficient pas des mêmes avantages que les titulaires), que ce syndicat voit le jour. Il a surtout pour but de s’occuper de questions éthiques, internes et externes.

Le slogan d’origine de Google disait "Don’t be evil" ("Ne sois pas méchant") mais de l’eau a coulé sous les ponts et Google est devenu une énorme machine, pas toujours si gentille que ça. Il y a l’affaire Maven, en 2018, un contrat avec l’armée américaine pour développer une intelligence artificielle destinée aux frappes de drones, peu apprécié par certains collaborateurs. Il y a aussi des tensions internes pour des problèmes de harcèlement sexuel et des questions ethniques, dans le sillage des mouvements MeToo et Black Live Matters. Tout cela a pris de l’ampleur récemment depuis le licenciement, en décembre, d'une chercheuse noire, Timnit Gebru, qui travaillait sur les questions d'éthique dans l'intelligence artificielle.

Aujourd’hui, certains salariés veulent rappeler au PDG Sundar Pichai quelles sont les valeurs pour lesquelles ils acceptent de travailler et celles qu’ils refusent.

Ce syndicat est théoriquement ouvert aux 120 000 salariés du groupe Alphabet, maison-mère de Google. (illustration)
Ce syndicat est théoriquement ouvert aux 120 000 salariés du groupe Alphabet, maison-mère de Google. (illustration) (JEAN-LUC FL?MAL / MAXPPP)