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Nouveau monde. Cybersécurité : quelles menaces ? Comment y faire face ?

Lundi démarre le "mois européen de la cybersécurité". Une initiative des pouvoirs publics qui vise à sensibiliser aux risques informatiques. 

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(SALESSE FLORIAN / MAXPPP)

Le "mois européen de la cybersécurité" démarre lundi 1er octobre. Cette initiative des pouvoirs publics vise à sensibiliser aux risques informatiques et aux bonnes pratiques à adopter pour y faire face.

En 2017, on a dénombré en France 2 400 signalements pour des événements de cybersécurité, selon l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information). Celle-ci a relevé 800 incidents avérés dont 20 incidents majeurs et trois d’ampleur publique (ex : la cyberattaque contre le mouvement En Marche en pleine campagne électorale ou le rançongiciel Wanacry en mai 2017). Les "cyberpompiers" de l’Anssi sont intervenus une douzaine de fois auprès d’organismes pour limiter les dégâts et remettre les systèmes en route.

Ces chiffres témoignent de l’ampleur de la cybermenace aujourd’hui Une cybermenace multiforme qui concerne aussi bien les particuliers que les entreprises, notamment les petites qui sont les moins bien protégées. Les cyberattaques ont souvent des motivations financières (détournement d’argent, revente d’informations confidentielles sur le darknet) mais aussi économiques (cyberespionnage) et politique (tentative de déstabilisation).

Bonnes pratiques

Malheureusement, les consignes en matière de sauvegardes préventives ou de politiques de sécurité ne sont pas toujours respectées. Il existe pourtant un certain nombre de "bonnes pratiques" à adopter :

- Faire des sauvegardes externes régulières (puis mettre le support de sauvegarde à l’abri)
- Ne jamais ouvrir la pièce jointe d’un e-mail suspect, même si cela provient d’une connaissance
- Créer un compte utilisateur sur son ordinateur en plus du compte administrateur
- Télécharger des logiciels uniquement sur les sites officiels des éditeurs
- Se méfier d’une clé USB trouvée par hasard
- Utiliser des mots de passe forts, jamais les mêmes et un logiciel de gestion de mots de passe pour ne pas les oublier
- Se méfier des  "maillons faibles", comme des entreprises prestataires externes
- Se méfier de certains objets connectés OC (caméras, enceintes connectées, pacemakers, voiture autonome…) qui n’intègrent pas une sécurité pensée dès la conception du produit.  

(SALESSE FLORIAN / MAXPPP)