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Les applications mobiles espionnées par la NSA

Décidemment, la curiosité de la NSA semble sans limites... Voilà que l'agence américaine de renseignement espionnerait aussi les applications mobiles.

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Angry Birds mais aussi Facebook, Google Maps et de nombreuses autres applications mobiles en apparence bien innocentes seraient donc en fait truffées de vilains mouchards oeuvrant pour le compte de la NSA.

Il faut relativiser

Ce qui est certain, c'est que ces applications savent beaucoup de choses sur nous. Elles savent à quel endroit on se trouve et qui sont nos amis, par exemple. Ce n'est pas tout. Une mise à jour du système Android enverrait sur le réseau 500 lignes de données sur l'historique des activités d'un smartphone.

Dans le cadre d'une enquête sur de présumés terroristes, c'est le genre d'informations qui peut intéresser des agences de renseignement. La NSA mais aussi le GCHQ britannique. Comme d'habitude dans le cas des révélations Snowden, on n'a pas d'informations sur les services de renseignements européens non anglo-saxons mais on peut supposer qu'ils pratiquent les mêmes méthodes d'espionnage.

Les méthodes

C'est simplement le fait de se brancher à un moment ou à un autre sur les tuyaux par lesquels transitent ces informations pour récupérer ce qui peut sembler intéressant.
C'est ainsi que la NSA, même si elle s'en défend, aurait exploité les applis mobiles. Une ressource qualifiée de "pépite" par les espions américains qui y consacreraient plusieurs centaines de millions de dollars par an (767 millions en 2007, selon le New York Times ).

En réalité, le problème ne serait-il pas ailleurs ? Est-ce que cette affaire ne révèle pas le fait que nos smartphones sont totalement perméables ?

Aujourd'hui, la quasi totalité des données contenues dans les mémoires de nos meilleurs amis numériques ne sont pas cryptées et transitent en clair sur les réseaux. Il est donc aisé de les intercepter.

Trop peu de précautions

Selon la société de sécurité Lokout, les développeurs d'applications sont peu sensibilisés à cette question ou trouvent trop cher de concevoir des applications sécurisées. Exemple : la start up Snapchat récemment piratée. Les utilisateurs sont également très imprudents lorsqu'ils autorisent très facilement une application à accéder au carnet d'adresse ou à la géolocalisation alors que ce n'est pas nécessaire. Certes, ce n'est pas le chiffrement des données qui arrêtera la NSA mais cela peut néanmoins lui rendre la tâche un peu plus ardue et surtout, plus important, cela éviterait que des entreprises privées peu scrupuleuses ne puissent mettre la main sur nos précieuses données personnelles.

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