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Contre l'espionnage des conversations, le cryptage des smartphones

Face au scandale des écoutes de la NSA et à toutes les atteintes à la confidentialité des données, la riposte s'organise. Des systèmes de cryptage de données accessibles à tous font leur apparition.

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C'est
donc aujourd'hui une certitude : tout le monde
espionne tout le monde grâce aux technologies. Les Chinois viennent
fouiller
dans les ordinateurs des uns et des autres, les Américains laissent
trainer
leurs grandes oreilles un peu partout. Tandis que les Français, les
Anglais, les Allemands, rassurez-vous, ne font pas mieux même si on en
parle moins.

Espionnage à tous les étages

Dernière affaire en date : la NSA, dont la curiosité semble
décidemment sans limite, qui aurait espionné l'opérateur belge Belgacom pour
tenter d'intercepter des communications vers l'Afrique et le Proche-Orient. En France, les ministres se sont récemment vu rappeler qu'il
ne faut pas dire n'importe quoi par SMS ni, par exemple, transférer sur sa
messagerie privée des courriels professionnels. En ce qui concerne le grand public, que dire de Facebook et
de son aspirateur à données personnelles. Bref, Big brother existe même si c'est un peu nous qui le
fabriquons jour après jour.

Se protéger soi-même

Face à cette réalité, il y a plusieurs manières de réagir.
On peut trouver que la surveillance généralisée est le prix à payer pour la
sécurité et le confort des uns et des autres. On peut au contraire se rebeller
et décider d'abandonner Google, Facebook et tout ce qui est plus ou moins connecté à
Internet, quitte à aller vivre dans une grotte. Ou bien... on peut essayer de se protéger. Comment ?
Comme le font les agents secrets et les ministres : en utilisant des
outils de cryptage.

Plusieurs start-up, notamment américaines, sont en train d'anticiper
la tendance à l'auto-protection numérique. Des programmes et applications
mobiles comme Circle, Koolspan, Seecrypt ou Wickr permettent de chiffrer et
donc de rendre impossible à intercepter aussi bien les messages écrits que les communications
vocales ou vidéo. Certes, c'est un peu plus contraignant et cela nécessite des
ressources techniques.

L'inconvénient aussi : c'est que les terroristes de
tous poils seront sans doute les premiers à utiliser ce genre de système. Cela obligera la NSA à faire preuve
d'encore plus d'imagination pour les contrer...

Bref, comme d'habitude, la technologie crée ses propres
problèmes puis engendre ses solutions et ainsi de suite.

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