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Ce qui va vraiment changer en matière de recharge électrique

Finis les fils à la patte pour recharger nos appareils électroniques ! Des start up préparent des systèmes de rechargement... par la voie des airs.

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Pour recharger votre smartphone-ordinateur-tablette-objet connecté, dans quelques années, vous n’aurez peut-être plus besoin de rien. Il suffira de le poser à côté de vous sur le bureau ou sur la table au café pour que celui-ci se recharge tout seul, comme par magie. Plus besoin de chargeur, de fils ni de prise électrique. De l’électricité dans l’air, en quelque sorte…

C’est ce qu’a présenté récemment au salon CES de Las Vegas une start up américaine : un système baptisé WattUp de recharge Wifi. Cela fonctionne dans un rayon d’environ 5 mètres. Ça marche même quand on se déplace. 

C’est pour quand ?

La commercialisation de WattUp est prévue pour 2016. Bien sûr, il faudra des smartphones et des ordinateurs compatibles. Donc, ce n’est sans doute pas pour tout de suite…

Un autre système est en préparation : uBeam. Même principe mais par ultrasons. Mêmes avantages : plus de chargeurs à brancher. Inconvénient de cette technologie : les ultrasons passent difficilement à travers les murs.

En tout cas, dans le futur, on peut imaginer que des lieux publics, comme les cafés, proposent de la recharge sans fil gratuite comme ils proposent aujourd’hui de l’Internet en Wifi.

Nous allons encore plus baigner au milieu des ondes ? 

Effectivement, on voit d’ici les réactions que ce système risque de susciter…

Il faut savoir, en tout cas, que la recharge sans fil n’est pas nouvelle. Le système de recharge par induction, par exemple, existe depuis 100 ans. C’est ce qui fait fonctionner votre plaque de cuisson à induction ainsi que certains smartphones récents (Galaxy S6, Lumia ou LG G3).

Le problème de la recharge sans connexion, c’est que le rendement est généralement assez mauvais. On perd 20 à 50% d’énergie. Donc, pas très rapide, pas très économique. En tout cas, pour l’instant. Car, dans le futur, cela permettra sans doute d’avoir moins de fil à la patte. 

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