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Mon info. La mobilisation des Croates pour sauver leurs cordes à linge

Plusieurs municipalités croates ont décidé d'interdire ces cordes à linge, typiques des villes méditerranéennes, estimant qu'elles défiguraient le paysage. 

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 Une corde à linge dans une ruelle, en 2009.
 Une corde à linge dans une ruelle, en 2009. (POELS NICOLAS / MAXPPP)

Sur la petite île de Solta, au large de Split en Croatie, les habitants sont entrés en résistance contre la mairie qui veut supprimer les "tiramoli". En dialecte dalmate, les "tiramoli" sont les cordes à linge, typiques des villes méditerranéennes, qui permettent de faire sécher du linge entre deux fenêtres de part et d'autre d'une ruelle. Les autorités de l'île estiment que cela défigure les façades. Ceux qui utilisent leurs "tiramoli" encourent une amende de 2 000 kuna, soit 300 euros.

D'autres municipalités comme Rag, Mljet ou même la grande ville de Rijeka, ont décidé de lui emboîter le pas. Les cordes à linge du littoral dalmate sont menacées de disparition. Mais c'était sans compter sur l'avis des citoyens croates, très attachés à ce patrimoine urbain méditerranéen. La résistance s'est formée autour des médias, des artistes, des architectes qui se sont placés en première ligne pour défendre ces "tiramoli", comme nous le raconte l'hebdomadaire Courrier international.

Leur crainte est de voir leurs villes, et leurs vieux centres, transformés en musées sans vie, à l'heure du tourisme galopant qui s'est emparé du littoral croate. Les photos de tiramoli inondent les réseaux sociaux en guise d'acte de résistance. Et ça a l'air de fonctionner puisque selon Courrier international, aucune amende n'a été délivrée sur le littoral. Comme un symbole, la ville de Dubrovnik, l'un des hauts lieux du tourisme croate, a annoncé qu'elle ne sanctionnerait pas l'usage des cordes à linges.

 Une corde à linge dans une ruelle, en 2009.
 Une corde à linge dans une ruelle, en 2009. (POELS NICOLAS / MAXPPP)