Modes de vie, France info

Commencer 2014 en étant optimiste

L'année s'est terminée sur des notes plutôt sombres, alors, pour démarrer 2014, voici des pistes pour voir la vie dans des couleurs plus vives. Les conseils de Christilla Pellé-Douël de Psychologies Magazine.

(©)

Il ne s'agit pas de se répéter "tout va bien, je vais
bien," et de se jeter dans un optimisme béat, pour ne pas dire béta, ce
qui ressemble à une sous- méthode Coué, mais de développer ce qu'Alain
Braconnier appelle un "optimisme intelligent", dans son livre
Optimiste .

L'"optimisme intelligent" c'est l'art et la
manière de changer de focale, et de constater que nous allons mieux en étant
optimiste et non l'inverse. Donc, pour développer cet optimisme qui nous
dynamise et nous permet d'aborder les difficultés de la vie avec plus d'énergie
et d'espoir, nous regardons l'existence avec réalisme, tant du point de vue des
problèmes que des solutions. Car nous avons tendance à oublier qu'il y a des
solutions, bien sûr pas toujours, mais souvent.

S'appuyer sur notre pessimisme pour mieux muscler notre
optimisme

Le pessimisme, celui qui nous pousse à voir le verre à
moitié vide, nous permet aussi de ne pas nous illusionner, nous oblige à
prendre en compte les difficultés, à faire des projets accessibles et
réalisables. Il est, presqu'au sens propre, notre garde-fou, ce qui nous
empêche de partir dans des envies inatteignables, voire dangereuses. Un  très bon exemple est celui des alpinistes qui
préparent soigneusement une expédition en montagne en prenant en compte tous
les dangers qu'elle comporte, c'est à dire en acceptant d'intégrer dans leur
désir l'idée de la mort.  C'est de cette
manière que nous devons utiliser le pessimisme qui n'est  finalement que l'autre visage de l'optimisme.
Il doit se mettre à son service.

Laisser s'épanouir l'optimisme

Lorsque nous anticipons l'avenir négativement, essayons de
faire revenir le balancier dans l'autre sens, d'opposer à nos anxiétés la
sensation inverse. Encore un exemple : avant un examen, au lieu
d'anticiper instantanément l'idée de l'échec envisageons plutôt d'abord la
réussite, après tout aussi probable l'un que l'autre. A condition égales, bien
sûr.

Le mode explicatif positif des évènements

De nombreux chercheurs en psychologie ont découvert que les
personnes optimistes avaient tendance plus que les autres à considérer que les
choses désagréables ou tristes de la vie étaient momentanées, dues en partie à
des causes extérieures à eux. Vous voyez où je veux en venir : les
optimistes sont plus dégagés que les autres d'un sentiment de culpabilité
envahissant. C'est une aide précieuse car cela permet de mettre en place des
actions pour faire changer les situations. Si je ne suis pas responsable des
mauvaises choses, alors je peux agir. Cela permet de quitter la position
d'éternelle victime pour retrouver celle d'acteur de sa propre vie. L'action étant l'un des meilleurs remèdes contre les
moments dépressifs nous provoquons une dynamique vertueuse.

Faire la chasse aux regrets

Il s'agit de fuir la rumination stérile et de refuser de la
laisser nous envahir. Pour y parvenir, on peut bien sûr se faire aider par un
professionnel, afin de réfléchir sur la nature et la cause profonde de ces
regrets, mais cela n'empêche en rien, au contraire, de se livrer à ces petites
gymnastiques de bonne santé psychique.

Optimiste , du Dr Alain Braconnier, aux
éditions Odile Jacob.

(©)