Mise à jour, France info

Le réalisateur Régis Wargnier sort son premier roman : "Je ne voulais pas bloquer l'imaginaire"

Le réalisateur Régis Wargnier est l'invité de "Mise à jour" de Jean-Mathier Pernin mercredi, à l'occasion de son premier roman, Les prix d'excellence, publié chez Grasset. Il apprécie une plus grande liberté dans l'écriture.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Régis Wargnier
Régis Wargnier (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)

Régis Wargnier, réalisateur notamment de Pars vite et reviens tard, d'Indochine ou de Femmes françaises, est l'invité de "Mise à jour" mercredi 31 janvier 2018. Il publie son premier roman, Les prix d'excellence, chez Grasset. "Je me demande si je n'ai pas écrit cette histoire parce que j'avais l'impression ou la certitude que ça ne pouvait pas être un film. Vous ne pouvez pas faire un film avec des personnages que vous faites grandir". Autre raison, "je ne voulais pas bloquer l'imaginaire". Il y avait aussi l'envie de gagner en liberté dans l'écriture. "Je ne dis pas que je souffre, mais quand j'écris un scénario, je suis très contraint. On me reproche d'ailleurs d'écrire des scénarios trop écrits ou trop littéraires."

Des "souvenirs" liés à l'Indochine

Dans ce roman, comme dans plusieurs films de Régis Wargnier, on retrouve sa passion pour l'Asie. L'un des personnages, Georges, a une mère vietnamienne. Il va vivre ensuite avec un Nord-Coréen. "Je pense que dans mon trajet personnel, je n'ai pas pu échapper au mot Indochine, confie le réalisateur. J'ai été môme pednant la guerre d'Indochine. Mon père était militaire, il y a été deux fois. Le mot Indochine a ou pourri ou enchanté ou gagné ma vie, je ne sais pas."

Sa mise à jour ? "J'aurais appris à jouer d'un instrument de musique, le piano. Je suis assez mélomane, j'écoute beaucoup de musique. Je vais beaucoup aux concerts. Je me dis que ce doit être extraordinaire de rentrer chez soi et de créer des notes (...) J'écoute, j'aimerais être en action".

Régis Wargnier
Régis Wargnier (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)