Micro européen, France info

Micro européen. Présidentielle : une campagne qui ne ressemble à aucune autre

Selon les deux invités, Ana Navarro Pedro du magazine portugais "Visao" et Philip Turle, journaliste britannique à RFI, l'élection présidentielle française de 2017 peut réserver toutes les surprises.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Un bureau de vote à Lyon, lors de la primaire de la droite en novembre 2016 
Un bureau de vote à Lyon, lors de la primaire de la droite en novembre 2016  (JEFF PACHOUD / AFP)

Climat "délétère" et "événements imprévisibles"

Le climat est même "délétère", selon Ana Navarro Pedro et quel contraste en un mois ! Mi-janvier, François Fillon était présenté comme le nouveau président français et la presse étrangère suivait aussi cette prévision. Patatras ! En ce moment, c'est Emmanuel Macron qui est "déjà président".

D'ailleurs, insiste Philip Turle, "on n'a jamais vu une campagne pareille en France !" Qui aurait pu dire il y a un an que François Hollande, Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy seraient éliminés ? Plus : François Hollande ne voyait pas François Fillon candidat. Et même la victoire de Benoît Hamon a été une surprise à la primaire du PS.

Il y a beaucoup d'inconnues

Après l'affaire Penelope, François Fillon pourra-t-il tenir ? Benoît Hamon pourra-t-il fédérer la gauche ou une partie ? La seule certitude, c'est la présence de Marine Le Pen au deuxième tour de scrutin. Dans le passé, des électeurs déclaraient vouloir voter pour le FN puis se ravisaient dans l'isoloir, cette année, les choses sont différentes. Mais il peut toujours survenir quelque chose car les "événements imprévisibles", on les attend. On peut cependant prévoir une "campagne sale" ou des "vengeances". En ce moment, par exemple, le camp Fillon est en train de chercher qui a provoqué l'affaire.

Pour Philip Turle, la presse britannique aurait été plus dure avec M. Fillon que ne l'est la presse française. Le correspondant britannique ne comprend pas pourquoi les journaux français ne réagissent pas plus quand le candidat les critique.

Un bureau de vote à Lyon, lors de la primaire de la droite en novembre 2016 
Un bureau de vote à Lyon, lors de la primaire de la droite en novembre 2016  (JEFF PACHOUD / AFP)