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Guy Drut : "Mon pavé 2018, c’est le sport et la paix"

Olivier de Lagarde reçoit Guy Drut, ancien champion olympique du 110 m haies et actuel membre du Comité international olympique.

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Guy Drut au palais de l\'Elysée en 2009.
Guy Drut au palais de l'Elysée en 2009. (GERARD CERLES / AFP)

Médaillé d’or aux jeux olympiques de Montréal en 1976 sur le 110 m haies, Guy Drut est aujourd'hui membre du Comité international olympique. Il défend le sport comme vecteur de paix, notamment dans le rapprochement des deux Corées lors des Jeux olympiques à Pyeongchang.

Olivier de Lagarde : L’olympisme a souvent été marqué dans l’histoire par des affaires politiques de boycott : Moscou, Los Angeles – même Montréal, "vos" Jeux, en 1976, qui avaient été boycottés par les pays africains.

Guy Drut : Oui. Mais je pense qu’il nous appartient de faire passer cette fabuleuse idée de trêve olympique qui avait été initiée par Juan Antonio Samaranch [ancien président du CIO] en 2000, et qui depuis a été suivie par Jacques Rogge puis Thomas Bach. De saisir ce moment fabuleux qui est un rêve, et de faire passer ce rêve comme un outil important pour la promotion de la paix dans le monde.

Nous avons quand même l’impression que les JO sont devenus une affaire de gros sous, une affaire commerciale.

Ça nécessite beaucoup d’argent, c’est vrai. Mais il n’en reste pas moins qu’au niveau des principes, et notamment le principe de la paix… évidemment ce n’est pas nous qui allons apporter la solution. Mais les Jeux peuvent concourir à un idéal de paix.

Vous ne pensez pas que la trêve olympique de ces jeux, en Corée, était juste un leurre finalement ?

Non, pas du tout, c’est un bon signe.

Vous croyez que les choses vont changer désormais entre les deux Corées ?

Elles ne vont pas complétement changer, il ne faut pas non plus être candide. Mais c’est quand même un signe avant-coureur.

Guy Drut au palais de l\'Elysée en 2009.
Guy Drut au palais de l'Elysée en 2009. (GERARD CERLES / AFP)