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"Soigner les buffles et les cochons, c'est aider les humains"

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Cet été, Sophie et Lisa n'iront pas se faire dorer au soleil sur les plages. Ces étudiantes, futures vétérinaires, vont aider à soigner des buffles et des cochons au nord du Vietnam.
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Radio France
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Sophie et Lisa sont deux des trois étudiantes qui ont choisi de partir tout le mois d'août dans une région montagneuse du nord du Vietnam pour mener une action humanitaire, avec l'association Enfance Partenariat Vietnam : soigner des élevages de buffles et de cochons.

Cette association, tournée vers des enfants en situation précaire au Vietnam afin d'améliorer leurs conitions de vie et leur accès à l'éducation et à la formation, se consacre également aujourd'hui aux familles à très faibles ressources et vivant en milieu rural .* "L'idée est d'aider les familles les plus pauvres au Vietnam, en leur donnant un animal. Puis qu'un petit de cet animal soit donné à une autre famille ", selon Florence Cavalier, la présidente de E.P.V. N. "Une sorte de banque d'animaux, de façon à améliorer leurs conditions de vie* ". Des élévages solidaires familiaux, qui nécessitent également des soins vétérinaires.

Maï Chi et Cong sont les deux Vietnamiens qui coordonnent l'action sur place, à Ta-Phin, près de la frontière avec la Chine. Ils sont venus en France rencontrer les étudiantes de l'Ecole vétérinaire d'Alfort, qui partiront dans quelques mois. "Les buffles sont comme des motoculteurs pour ces paysans pauvres ", explique Cong.* "Et le lait de bufflonne n'est pas destiné à faire du fromage, car on n'en mange pas au Vietnam. Le lait, c'est pour nourrir les petits buffles, qui seront ensuite vendus ".*

Sophie et Lisa, aidées dans leurs préparatifs par Cécile Caron, vétérinaire à Versailles, savent déjà quelle sera leur mission sur place, en liaison avec la Croix Rouge vietnamienne: "Nous allons d'abord dresser un état des lieux, car nous savons qu'il y a un fort taux de mortalité, notamment chez les buffles, sans connaître la cause de ces maladies ", précise Sophie. Quant à Lisa, elle s'enthousiame, en expliquant que cet engagement est avant tout humain : "Ce n'est pas seulement s'occuper de la santé animale. C'est vraiment améliorer les conditions de vie des gens ".

Ces étudiantes financent elles-mêmes leur déplacement et leur séjour. Vous pouvez donc les aider en participant financièrement à leur action.

Voir le groupe Facebook du Projet Ta-Phin >

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