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Pourquoi les filles hurlaient comme des folles aux concerts des Beatles ?

Philippe Vandel s'intéresse à la sonorisation des concerts, ceux des Beatles et ceux d'aujourd'hui.

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(© Fotolia)

On a tous en tête les images en noir et blanc des fans des Beatles, ces midinettes en jupette qui hurlaient à la mort, les yeux emplis de larmes et d’un amour impossible pendant que Paul, John, George et Ringo déboulaient sur scène avec leurs guitares et leur coupes au bol.

Des chansons couvertes par les cris du public

Réécoutez par exemple le célèbre concert de l’Hollywood Bowl (1964), ou celui du Shea Stadium en 65. Vous avez remarqué ? Les chansons sont accompagnées, voire couvertes, par les cris des jeunes filles de l’audience. Qu’est-ce qu’elles avaient, ces jouvencelles, à vociférer comme ça ? Pourquoi ne retrouve-t-on pas des hurlements aussi stridents dans les concerts d’aujourd’hui, des Rolling Stones à AC/DC, en passant par One Direction et le Patriiiiiiick Bruel de la grande époque ?  

Les Beatles ont-ils été le groupe le plus adulé de l’histoire de la pop ?

Les publics d’aujourd’hui seraient-ils plus polis que ceux des sixties ? 

Pas forcément. La grande différence entre la Beatlemania et la Bruelmania, c’est à dire entre les années 1960 et les années 1980, c’est qu’en août 1965, date d’enregistrement du fameux Twist & Shout , la sonorisation moderne n’existait pas. Les Beatles jouaient encore avec leurs amplificateurs. On parle alors de milliers de watts. 

La puissance des équipements sonores couvre aujourd'hui les cris de la foule

Depuis, l’électronique a fait des progrès considérables. Les amplis à transistor ont surpassé les amplis à lampes. Se sont rajoutés non pas un mais deux zéros. Les sonos tiennent désormais dans plusieurs semi-remorques. La puissance des équipements pour certaines tournées mondiales de groupes avoisine le demi-million de watts ! 

Bilan audio : il y a toujours des filles qui crient dans les concerts, mais à cause du volume sonore, on ne les entend presque plus. Vous connaissez le dicton : il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. 

Jusqu’à preuve du contraire…

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