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Pourquoi fait-on des farces le 1er avril ?

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Toute la France s'amuse du 1er avril et de son cortège de galéjades. Une tradition si vivace qu'après les élections législatives de 1993, François Mitterrand, président de la République, s'était dépêché de nommer avant la fin du mois de mars Edouard Balladur à Matignon, afin que cela ne ressemble pas à une mauvaise blague.
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Radio France
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L'explication de cette coutume remonte au règne de Charles IX. Pas Balladur, Premier ministre, mais les poissons.

Jusqu'au XVIème siècle, les Français fêtaient le nouvel an le 25 mars, ce qui correspondait peu ou prou au début du printemps. Les festivités, pendant lesquelles on s'échangeaient étrennes et cadeaux, duraient toute une semaine, jusqu'au 1er avril.

Mais en 1564, le roi Charles IX décida d'appliquer le calendrier grégorien, en phase avec le mouvement des planètes, et pour qui l'année commençait le 1er janvier.

Beaucoup se refusèrent de tenir compte de ce nouveau calendrier et continuèrent à s'offrir des présents comme autrefois, entre le 25 mars et le 1er avril. Mais cela générait les moqueris d'une partie de la population, celle qui avait admis le nouveau calendrier. Pour brocarder cet attachement aux vieilles coutumes, ils s'amusaient à envoyer aux nostalgiques des cadeaux fantaisistes ou des invitations fictives à des fêtes qui n'existaient pas.

Comme à cette période de l'année, le soleil quittait le signe astrologique du poisson, celui qui servait de cible à ce genre de plaisanteries subissait malgré lui le quolibet de "poisson d'avril". La bonne blague !

Vous allez me dire : pourquoi n'avez-vous pas fait cette chronique dimanche dernier ? Car nous étions le 31 mars, veille du 1er avril. Et je ne voulais pas gâcher un si bel effet comique pour la journée de lundi.

Jusqu'à preuve du contraire...

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