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L'Odyssée sauvage en Chine

L'Odyssée sauvage de Nicolas Vanier se poursuit. Le musher et ses dix chiens sont à la frontière entre la Chine et la Mongolie

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Parti de la côte Pacifique de la Sibérie il y a un peu
plus d'un mois, l'équipage compte atteindre le lac Baïkal au mois de mars. Au
total cela représente 6.000 kilomètres.

Au départ, la température n'était
pas assez basse pour emprunter les cours d'eau gelés. Il a fallu improviser un
parcours à travers les forêts, ce qui est nettement moins pratique. En Chine,
les choses se sont améliorées. Enfin... le mercure est descendu à moins 35°C,
moins 45°C et même au-delà. Les conditions optimales pour avancer.

Mais cette année, le gel a été
très tardif et des blocs de glace se sont d'abord formés sur les fleuves ou les
rivières et ils se sont ensuite agglomérés pour créer des zones de concrétions
impraticables, comme des champs de ruines. Cela occasionne des difficultés pour
les habitants de la région qui utilisent ces cours d'eau gelés pendant les
longs mois d'hiver. Certains sont transformés en véritable autoroute, parfois
ils posent même des rails pour que les trains puissent les emprunter. Des
villages se sont retrouvés complètement isolés.

Nicolas Vanier et ses chiens ont
du encore une fois modifier l'itinéraire. En partie parce que les autorités
chinoises de Mongolie intérieure ont imposé un autre chemin. Sa chienne de
tête, Burka, s'est blessée sur ce parcours difficile et le musher a dû
l'installer dans le traineau pour qu'elle récupère.

Dans cette
partie de l'Odyssée sauvage, Nicolas Vanier a été particulièrement touché par
l'accueil des Chinois qui, à chaque étape, se sont mobilisés pour lui venir en
aide....     

 "Je suis arrivé
dans un village alors même qu'il faisait moins 40°C, que mes chiens avaient
froid. Et je leur ai demandé s'il n'était pas possible de trouver un petit peu
de foin. Et une demi-heure plus tard, alors que le village est tout petit, j'ai
vu du foin arriver. Le délai me paraissait long et en fait j'ai compris qu'il
n'y avait pas du tout de foin dans le village et que quelqu'un était parti avec
une moto à cinq kilomètres de là dans une ferme où il savait qu'il y avait du
foin. Voilà ce qu'a été la Chine pour moi, ce sont des personnes vraiment
absolument accueillantes, d'une gentillesse incroyable. C'était touchant aux
larmes !"

Nicolas
Vanier devrait donc arriver en Mongolie dans les heures qui viennent. Un petit
redoux, moins 20°C, pourrait être annonciateur de chutes de neige qui manquent un
peu dans la steppe mongole. Nous retrouverons Nicolas Vanier et ses chiens régulièrement
tout au long de cette nouvelle Odyssée sauvage.

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