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Je pars m'installer à Kullorsuaq

Nicolas Dubreuil s'est retrouvé au Groenland pour faire sport, du  canoë-kayak, du ski ou du traineau. Aujourd'hui, il partage la vie des Inuits à Kullorsuaq, un village aux confins du Groenland.

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La tradition tient
une place importante à Kullorsuaq. On y pratique la chasse à l'ours, au
phoque, au narval. Les enfants héritent de la généalogie de leurs ancêtres. Par
exemple, quand un vieil homme meurt, son petit-fils peut reprendre son prénom.
A ce moment-là, son père, le père de l'enfant, appelle son fils "mon
père". Et bien sûr, en même temps que la généalogie, l'enfant hérite aussi
de toute l'expérience de son grand-père et de son pouvoir de chasseur.

Mais dans ce monde traditionnel,
on ne rejette pas les avantages des sociétés modernes. On est connecté. Quand
un chasseur fait une bonne prise de narval par exemple, aussitôt, il prévient
le village par texto. A Kullorsuaq, huit habitants sur dix ont un compte
Facebook.

Tout le monde avait
dissuadé Nicolas Dubreuil de se rendre dans ce village. Là-haut, les gens ne
parlent pas danois et ils ne sont pas accueillants, c'est sale. Personne n'y va.
Plus on lui déconseillait d'y aller, plus il avait envie de voir. Et le contact
s'est passé comme prévu.

Paradoxalement,
c'est un peu parce que l'accueil a été réservé, pour ne pas dire froid, que
Nicolas Dubreuil a eu envie d'y retourner...

 "On imagine
qu'on va arriver dans un village, qu'on va être accueilli, et c'est exactement
l'inverse. Puis j'ai découvert des choses qui sont de la réalité de la  vie de là-bas, par exemple, le fait qu'on
n'aide pas. C'est-à-dire que même si on est en situation rude, on pourrait
imaginer que comme c'est difficile, la vie est difficile, ben tout le monde va
nous aider. Là, c'est le contraire. Personne ne nous aide. Et en faut, après,
j'ai compris. Ils n'aident pas parce que aider c'est montrer à l'autre qu'il
n'est pas capable de faire les choses. Donc, c'est un peu humiliant. Et en
plus, ce que m'a dit mon ami Willie à la suite, si on doit t'aider pour que tu
vives ici, ça veut dire que tu n'es pas fait pour vivre ici. "

Nicolas
Dubreuil a passé avec succès toutes les épreuves du quotidien d'un Inuit.
Aujourd'hui, il a acheté une maison sur place. Il y passe entre 6 et 10 mois
par an et se débrouille presqu'au aussi bien que ses voisins et amis. 

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