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Bel été au Pôle nord

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Radio France
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Il a fait beau cet été au pôle nord. Il a même plu. Parce que normalement, il aurait du neiger. Mais cette année, comme on l'observe depuis quelques temps, le réchauffement climatique s'est aussi bien fait ressentir en Arctique.

C'est que qu'a pu observer l'équipage de Tara, le voilier polaire prisonnier des glaces depuis quasiment un an.

Marion Lauters, l'une des deux femmes à bord, est chargée notamment des questions d'environnement. Elle est arrivée en avril dernier et à cette époque, le bateau était quasiment recouvert de neige. On pouvait monter et descendre du navire sans effort, la neige était au même niveau que le pont. Avec le bel été qui a sévit sur l'océan gelé, la couche de neige et de glace a littéralement fondu et aujourd'hui il faut emprunter une échelle pour accéder au bateau.

Cela a un avantage. Tara avait été pris dans la glace avec 7° de gîte, ce qui n'est pas très confortable pour manger son assiette de soupe, par exemple. La fonte de la glace a permis au bateau de basculer légèrement et de se fixer à une inclinaison de 3°.

Marion Lauters et ses co-équipiers ont en revanche du faire face à un environnement plus fragile….

«Les rayons du soleil et la chaleur ont fait fondre la couche supérieure de neige et de glace. Donc on a eu la formation de lacs de fonte un peu partout autour de nous. Ce qui a rendu la banquise peu praticable avec de simples chaussures. Donc on était tous équipés soit de bottes qui arrivent jusqu'à mi-cuisses ou même jusqu'en haut du torse. Parce que cela nous arrivait de marcher et d'un coup de tomber dans l'eau. Donc, ça c'était assez impressionnant. Et là, depuis deux jours on a eu un coup de froid et ces lacs de fonte ont regelé sur le dessus et on peut de nouveau sur les lacs de fonte.»

Autre souci pour Marion Lauters et ses amis. La dérive est beaucoup plus rapide que prévu. Aujourd'hui, Tara a six mois d'avance sur son itinéraire. Cela signifie que le bateau sera libéré des glaces en pleine nuit polaire et l'on ne sort pas de la banquise comme d'une autoroute, en empruntant une bretelle de sortie.

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