Prix du gaz : le chèque énergie ne couvre-t-il pas la hausse du coût de l'énergie, comme le dit Jordan Bardella ?

écouter (4min)

Si le président du Rassemblement national a minimisé le prix du chèque énergie, Jordan Bardella a raison de dire qu'il ne couvre pas totalement la hausse du prix du gaz. 

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Jordan Bardella, le 11 mai 2022.  (EMMANUEL DUNAND / AFP)

Pour Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, le gouvernement n'en a pas fait assez sur les tarifs réglementés du gaz, c'est à dire ceux fixés par l'Etat.

Il a notamment pointé sur BFM TV, le chèque énergie, insuffisant d'après lui. "Il ne couvrait même pas la hausse des prix du gaz. Sur un an, les tarifs du gaz ont augmenté de 40%. Pour une famille française qui se chauffe au gaz, on est passé en moyenne de 800 euros à 1250 euros. Ce n'est pas les 50, 60 ou 100 euros qui permettent de couvrir la hausse du prix du gaz." Si Jordan Bardella a raison sur le niveau de la hausse, il minimise toutefois le montant du chèque énergie. 

Une hausse autour de 50% du prix du gaz 

La hausse du prix du gaz tourne autour de 50% d'après la calculatrice du Médiateur de l'énergie, qui permet d'estimer l'évolution du prix du gaz. De son côté, la Commission de régulation de l'énergie estime que la facture annuelle d'un ménage qui se chauffe au gaz est passée de plus de 1000 euros à près de 1 500 en un an. Ce qui est proche, dans les deux cas, des chiffres avancés par Jordan Bardella. 

Concernant le chèque énergie, il y a du vrai et du faux. D'abord, le président du Rassemblement national minimise le montant du chèque énergie. Face à la flambée des prix l'an dernier, il y en a eu deux, distribués à près de six millions de ménages modestes et pour un montant moyen autour de 250 euros, d'après le ministère de l’Ecologie. C'est plus que la somme annoncée par Jordan Bardella. Cependant, ce chèque ne compense pas totalement la hausse des prix, sur ce point, il dit vrai. 

Le gel des prix, autre mesure du gouvernement 

Mais le chèque énergie, ce n'est pas la seule mesure prise par le gouvernement. Depuis le 1er novembre dernier, les tarifs réglementés du gaz sont gelés. Et ils le resteront jusqu’à la fin de l’année a confirmé mercredi 11 mai le porte-parole du gouvernement.

Sans cette mesure, la facture aurait été encore plus salée aujourd'hui puisque d'après la Commission de régulation de l'énergie, les tarifs réglementés auraient dû bondir encore de 60% pour une facture annuelle qui aurait dépassé les 2 000, contre 1 500 aujourd'hui. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.