Le vrai du faux, France info

Allocations familiales : Jean-Louis Borloo dit-il vrai sur la promesse non tenue de François Hollande ?

Le président de l'UDI affirme qu'en "avril 2012, le candidat Hollande avait dit que jamais les allocations familiales ne seraient soumises aux conditions de ressources". Vrai ou faux ? Réponse ici.

(©)

Vrai

François Hollande s'était bien engagé à ne pas placer les allocations familiales sous conditions de ressources. Il avait répondu pendant la campagne présidentielle à un questionnaire de l'Union nationale des associations familiales envoyé à tous les candidats.

Le candidat Hollande y écrivait : "Je reste très attaché à l'universalité des allocations familiales qui sont aussi un moyen d'élargir la reconnaissance nationale à toute la diversité des formes familiales. Elles ne seront donc pas soumises à conditions de ressources".

Un an après, le 28 mars 2013 sur France 2, François Hollande déclarait : "On va garder l'universalité des [...] allocations familiales. Mais, que les plus haut revenus aient les mêmes allocations familiales que les plus bas, non ! Ca, ce sera revu".

En lisant le questionnaire de l'Unaf, on s'aperçoit qu'aucun des candidats ne se prononce en faveur d'une condition de ressources.
Marine Le Pen pose toutefois d'autres conditions. Selon elle, la famille qui reçoit les allocations doit comprendre au moins un parent français. Et puis, la patronne du Front national affirme qu'il faudrait supprimer les allocations aux familles qui, selon elle, manqueraient à leurs responsabilités vis à vis des enfants.

De son coté, si François Bayrou est contre un conditionnement des allocations en fonction des ressources, il n'écarte pas la possibilité d'une fiscalisation des allocations au cas où "tout le monde doive faire un effort".
En Allemagne, quand on touche des allocations familiales on est fiscalisé.
En Grande-Bretagne, le Premier ministre David Cameron s'est récemment attaqué aux allocations familiales. Des centaines de milliers de familles considérées comme trop riches ne les touchent plus.

(©)