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Le rendez-vous du médiateur. Questions autour de l’affaire Théo

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Les journalistes ont-ils fait de Théo un héros ? Ou, au contraire, ne parlent-ils pas assez des violences policières ? Le médiateur a reçu de nombreux messages d’auditeurs à propos de l’interpellation très violente de ce jeune homme d’Aulnay-sous-Bois. Pour répondre aux auditeurs, Stéphane Pair, du service Police/Justice de franceinfo.

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Radio France
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Une manifestation en soutien à Théo, le 6 février 2017, dans la citée des 3000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).  (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Le sens des mots


Selon leurs opinions, les auditeurs n’entendent pas forcément les informations de la même manière. Ainsi, Didier s’étonne que l’on dise souvent « viol présumé » ou « soupçon de viol », « alors que le viol de Théo avec une matraque est avéré. Pourquoi développer ce doute et ce soutien, volontaire ou involontaire, à la police ? »

Dans cette affaire, franceinfo ne soutient pas la police et n’a pas de compte à rendre au Ministère. Nous avons relaté les faits ; une procédure est en cours pour viol aggravé. Ce que dit le droit : tant qu’une affaire est en cours, il y a présomption d’innocence.

Pourquoi Théo n’a-t-il pas de nom de famille ?


On parle de Rémi Fraisse, d’Adama Traoré, mais c’est Théo tout court…

Aucune volonté de la part des journalistes de taire le nom de famille de Théo et la famille n’a donné aucune consigne

Les journalistes ont-ils fait de Théo un héros ?

Alors qu’il s’était opposé à un contrôle d’identité. Pour Elise, par exemple, « vous avez diffusé un reportage sur des jeunes qui trouvent que la police les harcèle et qu’elle est raciste. Mais vous n’avez pas mis en perspective le fait que la police vient perturber le lucratif commerce de la drogue de ces jeunes ».

Dans un reportage, il est difficile de donner la parole à tous. Mais franceinfo rend compte également du travail difficile des policiers dans ces quartiers.

Amalgames entre tous les policiers


Evidemment, tout cela n’excuse en aucune manière ce qu’a subi Théo. Mais des auditeurs trouvent qu’il y a « beaucoup d’amalgames entre tous les policiers – plébiscités au moment des attentats – et cette patrouille aux actes inqualifiables ». « Les policiers, nous dit Benoît, font face à des violences de plus en plus importantes, comme avec les casseurs des manifestations ou les dealers qui incendient les voitures de police ».

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