Le mot de l'éco, France info

Licorne : après Blablacar, de nouveaux fleurons des nouvelles technologies en France ?

Pourquoi la France compte-t-elle si peu de licornes ? Il y a désormais une de ces étoiles montantes des nouvelles technologies dans l’hexagone. Il s'agit de Blablacar. L'entreprise de co-voiturage a réalisé une grosse levée de fonds jeudi : 177 millions d’euros. Elle est désormais valorisée à plus d'un milliard. Et c'est cela qui la fait entrer dans le club très fermé des licornes.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
(© Maxppp)

Uber, AirBandB, Snapchat... et maintenant le français Blablacar.

Les conditions d'accès au club des licornes sont strictes : être une entreprise des nouvelles technologies, avoir été créée il a moins de 10 ans, ne pas être cotée en bourse et surtout valoir plus d’un milliard de dollars.

Ces critères n'ont rien de formel. Cela sert simplement à nommer les étoiles montantes des nouvelles technologies. C'est un analyste et investisseur américain, qui a lancé ce terme en 2013.**** Il y en a une en France donc. Mais on se doute bien que ce n'est pas là que naissent les licornes.

Dans la Silicone Valley même. On recense un peu plus de 130 licornes dans le monde. les 2/3 sont américaines, un peu plus d'une sur 10 est chinoise, et loin derrière viennent les européennes, (britanniques ou allemandes).

Il y a d'autres fleurons des nouvelles technologies, qui valent plus d'un milliard. Mais on ne les range pas à proprement parler dans la catégorie des licornes. Elles n'en remplissent pas tous les critères.

Il y a par exemple Criteo, qui fait du ciblage publicitaire sur internet ou Ventes privées.

Et puis il y a ces start-up plus que prometteuses : Deezer, qui offre du streaming musical, ou Sigfox, qui propose de l'internet des objets connectés, et qui peuvent un jour devenir des licornes.

L'accès difficile aux capitaux freine l'essor des start-up

Pourquoi la France compte-t-elle si peu de licornes ? Est-ce si difficile que cela de faire prospérer une start-up ? C'est une question de taille. Selon le fondateur de show room privé : "En France, il y a de bons incubateurs pour favoriser la création d'entreprise. C’est l'étape d'après qui est compliquée ".

Ce n'est pas de créer, mais de faire grossir une start-up qui est le plus difficile. Le frein, c'est l'accès aux capitaux. Les très gros investisseurs, sont rares en Europe. On les trouve surtout aux États-Unis.

Malgré tout, les investisseurs français sortent de plus en plus leurs chéquiers. Selon un récent décompte du fond Isai, les sommes engagées par de business angels ont progressé de plus de 50 % en un an.

(© Maxppp)