"Paysan" : un métier qui doit retrouver les moyens de construire son avenir, selon le chef Thierry Marx

La colère des agriculteurs a mis en lumière la valeur essentielle du monde paysan. Thierry Marx revient sur notre lien à la terre.
Article rédigé par Bernard Thomasson, Thierry Marx
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Si on ne soutient pas le monde paysan, explique le chef Thierry Marx, il finira sur la paille, et il n'y aura plus d'alimentation correcte, encore moins de gastronomie, ni de santé publique. (GERARD CAMBON / MAXPPP)

Quand on parle du monde paysan et des agriculteurs, c'est un sujet sensible et essentiel : notre alimentation. La crise actuelle que traverse l'agriculture révèle qu'il y va de la survie des agriculteurs, dont les marges deviennent insuffisantes, afin de vivre décemment de leur travail. Elle pointe aussi en filigrane la menace qui pèse sur notre manière de nous nourrir, et donc sur notre santé.

Le chef étoilé Thierry Marx s'en désole : "Je constate que, depuis 50 ans, le problème n'est pas conjoncturel, mais structurel. Il faut aider les paysans à mettre en perspective l'agriculture du futur. Le Salon de l'agriculture à venir doit être le lieu et l'occasion de débattre. Il y a l'agriculture étouffée par les normes de Bruxelles, mais il y a aussi d'autres voies possibles, comme le montrent ceux qui ont choisi de modifier le cap et de déranger des cercles, à l'image de l'association Bleu Blanc Cœur."

De nouveaux modèles existent, il faut leur permettre de se mettre en place

Certes, les politiques agricoles communes (PAC) ont permis, un temps, aux agriculteurs d'avancer. À présent, ces derniers passent davantage d'heures à gérer des normes et de l'administratif, qu'à s'occuper de leur métier, explique Thierry Marx qui ajoute :

"Surtout, les revenus ne sont plus là. On laisse croire que le rouleau compresseur du low cost, du tout pas cher, n'écrase les marges de personne ! Bien sûr que cela écrase les marges des paysans qui ne s'en sortent plus. Des agriculteurs à qui on demande, au surplus, d'assurer une transition climatique."

Thierry Marx

à franceinfo

Une chose est sûre : sans paysans, plus de bons produits, donc plus d'alimentation correcte, encore moins de gastronomie, et plus de santé publique.

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