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Le monde de Marie. Au Vatican, l'exorcisme a plus que jamais sa place au de l'Eglise catholique

Tous les jours, Marie Colmant revient sur un sujet passé (presque) inaperçu. eudi, l’exorcisme qui sera désormais enseigné au Vatican.

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Le rite de l\'exorcisme, enseigné à l\'Athénée pontifical Regina Apostolorum, à Rome, un institut de formation de l\'Eglise catholique.
Le rite de l'exorcisme, enseigné à l'Athénée pontifical Regina Apostolorum, à Rome, un institut de formation de l'Eglise catholique. (FRANCO ORIGLIA / GETTY IMAGES EUROPE)

C’est un prêtre mexicain, le père César Truqui, qui arrivera au Vatican au début du mois prochain pour répondre à cette demande très particulière, et enseigner ce rite. Le père César Truqui a en effet quelque expérience en la matière, puisqu’il était le principal assistant du fondateur de l’Association internationale des exorcistes, créée en 1990.

Alors que ce rite est devenu aujourd’hui le synonyme d’un film d’horreur assez marquant des années 70, L’Exorciste de William Friedkin, il se trouve que le Vatican est un endroit où on parle du diable, plusieurs fois mentionné par le pape François, qui le voit non pas comme une sorte de menace diffuse mais comme une entité bien réelle qui s’attaque aux catholiques. D’où la nécessité d’avoir des exorcistes.

Des voix qui changent de registre, des patients qui subitement parlent des langues étrangères

Mais qui vient consulter un prêtre pour se faire exorciser ? Plus de gens qu’on ne le pense, explique le prêtre César Truqui, des gens qui sont le plus souvent atteints de maladies mentales inexplicables qui dépassent les psychiatres. Telle cette femme, par exemple, persuadée d’avoir été envoûtée par sa belle-mère et qui se sentait transpercée de coups de couteaux. Le prêtre mexicain parle de ces cas comme des victimes, des patients, comme s’il était dans la peau d’un médecin.

Il a très rarement vu des cas de possession sataniques semblables à la version hollywoodienne du rite, la tête qui tourne à 180°, la lévitation, et les insultes ordurières. Il a vu en revanche, ou plutôt entendu des voix qui changent de registre, des patients qui parlent subitement des langues étrangères, l’hébreu ou l’araméen, qu’ils n’ont jamais apprises. Le père Truqui décrit la pratique de l’exorcisme comme plutôt barbante dans l’ensemble. Une seule fois, il a eu peur, quand un patient lui a dit qu'il était Satan, le prince des ténèbres. Le père Truqui est formel, c’était la voix du diable.

Le rite de l\'exorcisme, enseigné à l\'Athénée pontifical Regina Apostolorum, à Rome, un institut de formation de l\'Eglise catholique.
Le rite de l'exorcisme, enseigné à l'Athénée pontifical Regina Apostolorum, à Rome, un institut de formation de l'Eglise catholique. (FRANCO ORIGLIA / GETTY IMAGES EUROPE)