Le monde d'Élodie, France info

"C’est un renouveau, et on est tous tirés vers le haut" : pour Gregory Porter, l’amour nous élève

Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Aujourd'hui, l’invité est l’auteur-compositeur, chanteur et acteur américain Gregory Porter avec son septième album solo "All Rise". Il sera en concert le 24 novembre 2020 à la Seine Musicale de Boulogne-Billancourt.

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Gregory Porter à Nice en 2018.
Gregory Porter à Nice en 2018. (VALERY HACHE / AFP)

Gregory Porter a intitulé son nouvel album All Rise pour exprimer l’idée qu’on s’élève tous grâce à l’amour : "Oui, on le fait tous, c’est un renouveau et on est tous tirés vers le haut."

Gregory Porter est né en Californie dans une famille nombreuse avec une mère pasteur et il explique au micro d’Elodie Suigo que ses origines populaires l’aident à garder la tête froide, l’inspirent. Avant le succès, il a fait de petits boulots dans des restaurants ou encore dans des clubs de jazz.

Même si ma carrière est montée très haut, j’ai l’impression que je ne suis pas coupé de mes racines. Ma famille, les personnes que je connais. Les hauts et les bas de nos vies, à nous tous. Ça, ça se trouve dans ma musique

Gregory Porter

à franceinfo

Cet album, c’est aussi celui de la réconciliation avec un père qui ne l’a pas vu grandir et qui est aujourd’hui disparu. Une façon d’exprimer ses regrets de ne pas avoir eu ce temps père-fils. Ce n’est qu’au moment des obsèques de ce dernier qu’il apprend qu’il était chanteur et soldat et il en est fier : "J’en savais un peu à son sujet, ce que ma mère m’avait dit. Et on s’est rencontrés 2 ou 3 fois". Il confie qu’à la vingtaine voire jusqu’à ses 30 ans, cette absence le rend furieux : "Et je suis encore en colère, d’une certaine façon j’essaie encore de le retrouver".

Enfant, Gregory Porter, élevé par sa mère avec ses 7 frères et sœurs, n’a pas de rêves en particulier : "Je ne savais pas que je pourrais faire de la musique. Je voulais juste réussir ma vie d’une façon ou d’une autre" et il ajoute que la cheffe de famille : "mettait la barre très haut. Elle nous disait qu’on pouvait faire tout ce que l’on voulait avoir du succès où on voulait. Je pense que ça a contribué à former la force de travail que j’ai aujourd’hui".  

Dans cet album fait d’amour, de paix, il parle aussi sa relation avec son beau-père dans une chanson tout en ironie : "C’est une réécriture d’une histoire moche. J’en fais une histoire très mignonne. C’est ma façon de corriger quelque chose de négatif qui s’est passé. Avec cette chanson, moi j’espère changer le cours de mon histoire, c’est ce que j’ai fait".

Depuis de nombreuses années maintenant, il accumule les récompenses pour son travail (Grammy Awards en 2014 pour Liquid Spirit, ou encore en 2016 avec l’album Take Me To the Alley), il fréquente Stevie Wonder entre autres icônes, fait des concerts privés pour la Reine Elisabeth II d’Angleterre et il a du mal à le réaliser.

Je suis souvent obligé de me pincer pour voir que je ne rêve pas, que j’ai vraiment ces opportunités, que je suis vraiment à ces endroits-là

Gregory Porter

à franceinfo

Il ajoute que même si c’est un métier exigeant par le nombre de kilomètres parcourus, il mesure sa chance quotidiennement : "Je le répète : je suis béni. C’est sûr que c’est dur de voyager autant mais j’arrive à faire les mêmes choses que je faisais quand j’étais tout petit" et il confie en riant que quand il était dans son berceau : "je m’endormais en chantant. Elle [sa maman] n’avait pas besoin de chanter de berceuse [il fredonne] Et voilà je m’endormais. Et c’est ce que je fais aujourd’hui sur scène".

Universal Music

Gregory Porter à Nice en 2018.
Gregory Porter à Nice en 2018. (VALERY HACHE / AFP)