Le monde d'Elodie, France info

Bruno Solo sur scène dans "dix ans après" : "Au cinéma on a joué, au théâtre on joue"

Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Ce mardi, l’invité est l'acteur, réalisateur et producteur Bruno Solo pour la pièce "Dix ans après" de David Foenkinos avec Julien Boisselier et Mélanie Page, une mise en scène par Nicolas Briançon au Théâtre de Paris à partir du 21 janvier jusqu’au 29 février.

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Bruno Solo en octobre 2017.
Bruno Solo en octobre 2017. (FRANCK DUBRAY / MAXPPP)

C’est donc au théâtre que l’on retrouve Bruno Solo qui évoque d’emblée sa passion pour celui-ci : "Si j’étais payé au théâtre comme au cinéma ou à la télévision, je ne ferais que du théâtre". Pour lui, le théâtre a une autre dimension et il reprend les mots de l’actrice Edwige Feuillère : "Au cinéma on a joué, au théâtre on joue" et il ajoute que : "C’est le postulat de départ. Vous faites le film de quelqu’un, au théâtre on est tout le temps en train de créer".

Il aime aussi ce contact direct avec le public, les rires pour les comédies et les silences qui en disent long dans les tragédies : "J’aime entendre les rires évidemment quand c’est une pièce drôle (…) Moi qui est fait beaucoup de tragédies, la qualité des silences, la qualité de l’apnée du public de temps en temps, de l’entendre retenir sa respiration, ses larmes. J’aime ça au théâtre".

Bruno Solo explique que le théâtre c’est aussi un lieu où on oublie la vraie vie le temps d’une représentation et il raconte à Elodie Suigo que le soir de la disparition de son papa, d’être sur les planches, d’avoir ce recul, l’avait aidé.

Quelle chance formidable pendant deux heures d’être un autre et de transvaser sa souffrance sur le personnage et de s’en servir. Et pendant les deux heures où j’étais sur scène ça me permettait d’oublier

Bruno Solo

à franceinfo

Ses parents sont un pilier inébranlable pour lui. Il les perd récemment à quelques mois d’intervalle et il confie son chagrin à Elodie Suigo: "Ça a été brutal, ça m’a fait très très mal d’ailleurs, encore aujourd’hui, je réapprends à vivre avec ça. Je ne suis plus un fils, j’aimais bien le statut de fils". Il garde d’eux le meilleur mais aussi leurs défauts : "C’était des gens très entiers qui se sont construits seuls". Son père ouvrier dans le bâtiment était autodidacte et peut-être lui a-t-il transmis ce goût des mots : "Une âme d’artiste dans le sens où il était passionné de théâtre, de littérature, de peinture et qu’il nous a beaucoup éveillés".

C’est en 1990 qu’on découvre Bruno Solo à la télévision dans l’émission Télé Zèbre aux côtés d’ d’Yvan Le Bolloc’h : "C’est un ami, ça a été une évidence". Ce dernier accepte de partager le plateau avec cet inconnu et Bruno Solo de dire : "C’est un type à qui on a proposé de partager un gros gâteau qui lui était offert (…). Tu vas la partager avec ce type que tu ne connais pas (…) Ce type, c’est moi. Et il dit : oui". Si l’inverse s’était présenté, il avoue qu’il n’aurait probablement pas eu sa "générosité".

Caméra café : "Moi j’ai toujours cru que ce programme allait cartonner, Yvan moins"

C’est en 2001 que démarre la série télévisée Caméra café sur M6 (2001-2004), c’est Yvan Le Bolloc’h qui en a l’idée et Bruno Solo, lui, travaille le "développement, les personnages, l’écriture".

Yvan a toujours été et encore un homme de fulgurances mais qui après a besoin d’artisans pour l’aider à développer ses idées, et moi je suis un travailleur de fond

Bruno Solo

à franceinfo

Bruno est un homme pudique tout en expliquant que finalement monter sur scène relève d’une certaine impudeur, il faut savoir trouver le bon équilibre. Et on peut aller vérifier ce bon dosage au Théâtre de Paris dans la pièce Dix ans après dès le 21 janvier.

 

Bruno Solo en octobre 2017.
Bruno Solo en octobre 2017. (FRANCK DUBRAY / MAXPPP)