Le livre du jour, France info

Le livre du jour. "L'Impossible définition du mal" de Maud Tabachnik

Philippe Vallet reçoit Maud Tabachnik pour son nouveau thriller "L'Impossible définition du mal". 

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
 Maud Tabachnik, écrivaine 
 Maud Tabachnik, écrivaine  (FRANCK FERNANDES / MAXPPP)

Maud Tabachnik, auteure de L’Impossible définition du mal entraîne ses lecteurs à travers son nouveau livre, dans une Russie contemporaine et souvent bien sombre.

Dans l'ouvrage, on suit un "criminel qui a existé, qui a été condamné pour 56 meurtres. Mais sa particularité (…) c’est qu’il mangeait aussi ses victimes." Cette pathologie cannibale  "n’est pas quelque chose de tellement rare chez les criminels" précise l’auteure. "L’enquête va mener à son arrestation au bout de 12 ans parce qu'il appartenait aux notables.

Comme dans tous les pays dès qu’on appartient à une classe privilégiée on n’est pas soupçonnable.

Maud Tabachnik, auteure de l'Impossible définition du mal

à franceinfo

Parallèlement à cette histoire, le lecteur est également entraîné dans différents trafics, et dans différentes mafias qui existent en Russie : "La Russie, on sait que c’est un pays très criminogène, les mafias russes sont parmi les plus violentes, il y a une corruption exceptionnelle à tous les niveaux." Passant par "des trafics d’êtres humains avec les femmes qu’on prend dans les territoires de l’est pour les amener sur les trottoirs." Le lecteur assiste à "la désespérance de ces jeunes femmes qui sont conduites par un garçon sympathique qui souffre de ce qu’il fait. C’est sûrement le personnage le plus positif du livre."  

Un désir de souffrance incompréhensible 

Après avoir écrit plus d’une trentaine de romans, Maud Tabachnik s'interroge.  "Qu’est-ce-que-c’est le mal ?" L'auteur se demande "comment un homme normal tout d’un coup bascule dans le désir de la souffrance de l’autre." "Notre histoire contemporaine en est remplie de gens comme ça ; avec ou sans uniformes" conclut-elle. 

 Maud Tabachnik, écrivaine 
 Maud Tabachnik, écrivaine  (FRANCK FERNANDES / MAXPPP)