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"La mort comme effet secondaire" d'Ana Maria Shua

Le Salon du Livre de Paris, en partenariat avec Radio France, a permis de découvrir la richesse de la littérature argentine. Témoin, Ana Maria Shua, figure de l'exil sous la dictature militaire. L'un de ses livres, intitulé La mort comme effet secondaire, qui vient d'être traduit en français, a été classé parmi les cent meilleurs romans contemporains de langue espagnole. Une histoire qui s'inspire de notre présent, c'est-à-dire un monde où la vie et la mort ne sont plus qu'un spectacle.

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"La mort comme effet secondaire" d'Ana Maria Shua

Traduit de l'espagnol (Argentine) par Philippe Poncet est publié aux éditions Folies d'Encre

Divorcé, Ernesto (Eni) Kollody vit dans un Buenos Aires en état de siège
et en quasi-anarchie. La police est impuissante, les riches circulent
en voitures blindées et vivent en communautés fermées. Les caméras de
télévision pullulent, la vie et la mort sont avant tout un spectacle.
Son père, patriarche tyrannique, atteint d'un cancer, est interné dans
une "maison de réhabilitation " où tout est fait pour prolonger son
agonie : le garder en vie, autant que possible, au-delà de la douleur et
de la souffrance, tel est l'objectif inavouable de ces nouvelles
entreprises privées florissantes. Ernesto décide de le sortir de là,
coûte que coûte. Avec l'aide d'un transsexuel célèbre, d'un cinéaste
milliardaire en panne d'inspiration, malgré l'amour pour une femme qui
le consume de l'intérieur, à côté de voisins homosexuels dont l'un meurt
violemment, sa route le mènera à une communauté de vieillards
esclavagistes. 

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