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PSA Peugeot Citroën vient de recruter son futur patron

Cette fois, c'est officiel. PSA Peugeot Citroën a nommé Carlos Tavares en tant que directeur général du groupe automobile.

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Un poste de numéro deux qui a vocation à se
transformer en poste de numéro un. L'actuel président, Philippe Varin, étant donné
partant l'année prochaine.

Carlos Tavares, qui
contrairement à Philippe Varin, est un pur produit du secteur automobile.

Passionné de course
auto, Carlos Tavares, 55 ans, est entré chez Renault comme ingénieur au début
des années 80. Il a gravi tous les échelons, est devenu numéro deux du groupe
en 2011, avant d'être remercié pour avoir clamé haut et fort son désir de
diriger un grand groupe automobile. Pourquoi PSA est-il venu le chercher? Non
seulement pour son expérience dans l'automobile française, mais surtout pour
son expérience à l'international, explique Bernard Jullien, directeur du
Gerpisa, institut spécialisé dans l'automobile.

Dongfeng, le
constructeur automobile chinois, qui pourrait entrer dans le capital de PSA,
avec l'Etat français. Les trois parties négocient fermement depuis plusieurs
mois. Et pour PSA, il en va de sa survie. Alors question : l'arrivée de Carlos
Tavares en tant que futur patron de PSA a-t-elle pu être réclamée par Dongfeng ? Selon Bernard
Jullien, on ne peut l'exclure.

Bernard Jullien,
directeur du Gerpisa, Groupe d'étude et de recherche sur l'industrie et les salariés
de l'automobile.

L'Etat vole au
secours de Fagor Brandt.

Le ministère du Redressement
productif annonce un prêt de 10 millions d'euros de l'Etat pour relancer une
partie de l'activité de la société française d'électroménager. C'est l'usine
d'Orléans qui va en bénéficier. Elle est actuellement à l'arrêt faute de
pouvoir payer ses fournisseurs, comme les trois autres sites. Les banques créancières sont aussi de la partie
avec un prêt de 5 millions. Fagor Brandt, filiale du groupe espagnol Fagor, est
en redressement judiciaire. Les repreneurs potentiels ont jusqu'au 13 décembre
pour se faire connaître.

Un nouvel avenir
pour le groupe Doux.

18 mois après son
dépôt de bilan, le volailler breton, qui emploie encore 2000 salariés, vient de
conclure un accord avec ses nouveaux actionnaires. Le premier, c'est le fonds
D&P, spécialisé dans les entreprises en difficulté. Il prend 52% des parts
de l'entreprise. Le second, c'est le groupe saoudien Al Munajem, qui achète des
poulets depuis 40 ans à Doux.  La famille
Doux devient minoritaire avec 22% du capital restant.

L'actu éco, c'est
aussi la réforme de la fiscalité.

Les organisations
syndicales et patronales ont commencé à défiler à Matignon pour parler de la
grande remise à plat du système fiscal. Cette réforme, annoncée la semaine
dernière, devrait entrer en application à partir de 2015 et jusqu'à la fin du
quinquennat. Il ne s'agit pas d'augmenter ou de baisser le niveau des impôts a
prévenu Jean Marc Ayrault. Mais de mieux les répartir. Bien mais pas suffisant
selon l'Union professionnelle artisanale. Reçu cet après midi, son président
Jean Pierre Crouzet, est venu réclamer une baisse du coût du travail

Le président de
l'UPA qui a lancé la semaine dernière une pétition contre l'asphyxie programmée
des artisans et des commerçants de proximité. Les consultations autour de la
réforme fiscale vont se poursuivre demain.

 

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