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Les remèdes d’Arnaud Montebourg pour redresser l’économie française

C'est devant un parterre de journalistes réunis à Bercy qu' Arnaud Montebourg a prononcé son premier grand discours en tant que ministre de l'Économie. Discours qui dresse sa feuille de route pour "le redressement économique de la France".

(Arnaud Montebourg devant les journalistes ce jeudi © Maxppp)

Dans le detail, la feuille le route ressemble un peu à un inventaire : le ministre a évoqué le décret sur le patriotisme économique pris au moment de l’affaire Alstom, l’euro trop fort, mais aussi le pacte de responsabilité. Arnaud Montebourg appelle  les entreprises à créer de l'activité en "contrepartie du sacrifice des 40 milliards d'allègements de charges ".

Ce discours, c'est  surtout pour Arnaud Montebourg une façon donner le cadre de son projet de loi sur la croissance et le pouvoir d'achat qui devrait être présenté à l' automne. Pour redonner du pouvoir d'achat, le ministre entend restituer 6 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux Français via une trentaine de mesures.

 

Arnaud Montebourg explique qu'il veut s'attaquer aux professions réglementées et notamment aux huissiers et aux avocats, ainsi qu'à certaines professions para-médicales. Sur cette question, Bercy a saisi, pour avis, l’autorité de la concurrence. Le sujet, sensible, avait déjà été évoqué, en 2008 dans le rapport de la commission Attali. La commission Attali qui avait aussi a l'époque prôné une déréglementation des taxis. Et bien ce jeudi, les députés ont adopté la proposition de loi visant à mettre un terme au conflit entre les chauffeurs de taxis et les entreprises de VTC, ces voitures de transports avec chauffeurs. Ces sociétés de VTC, ne pourront plus être repérées via les applications sur téléphone portable et devront s'en tenir aux courses avec réservations, sous peine de 15.000 euros d'amende et d’un an d'emprisonnement. Prendre des clients à la volée, dans la rue, sera donc réservé aux seuls taxis.

Baisse de la rémunération du livret A

Le placement préféré des Français va tomber à un niveau historiquement bas, 1 % au premier août prochain, contre 1,25 actuellement. Et cela aurait pu être encore moins. Il existe en effet une formule de calcul du taux du livret A qui repose sur le niveau de l'inflation. Techniquement, si l’on avait suivi cette règle, le livret  A serait tombé à 0,75 %. Mais la Banque de France a laissé le gouvernement trancher et il a donc choisi de limiter la baisse de rémunération du livret A.

Amazon fait un pied de nez au gouvernement

Depuis juin dernier, les entreprises qui font de la vente à distance, ne peuvent plus cumuler le rabais de 5 % sur les livres et la livraison gratuite. L'objectif affiché de cette loi, c'est d'empêcher les géants du commerce en ligne, type Amazon, d'écraser les librairies. Mais Amazon a  finalement trouvé la parade. Le site français de la multinationale américaine informe aujourd'hui ses clients que les frais de livraisons seront désormais fixés à 1 centime pour les commandes de livres... 

(Arnaud Montebourg devant les journalistes ce jeudi © Maxppp)