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Les entreprises détectent mieux les fraudes

Corruption, détournement, fraude comptable ou cybercriminalité. Les fraudes aux entreprises sont un véritable fléau.

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La bonne nouvelle, c'est qu'elles sont de mieux en
mieux détectées. Selon une étude du
cabinet Price water cooper house, une entreprise française sur deux a déclaré
un cas de fraude l'an dernier. Alors qu'elles n'étaient que 29% il y a quatre
ans. Alors que s'est-il
passé entre temps? Les dispositifs de prévention et de contrôle se sont
améliorés.

Combien coûtent-elles,
ces fraudes aux entreprises?

Un tiers des
entreprises françaises déclarent avoir subi une fraude supérieure à 100.000 dollars. La plus pratiquée, c'est le détournement d'actifs affirme Jean Louis
Di Giovanni, du cabinet Price water cooper house.

Et puis il y a
aussi la "fraude au président" qui ne cesse de prendre de l'ampleur
explique Jean Louis di Giovanni.

L'an dernier, cette
fraude au président a représenté 10% du total des fraudes constatées en France
selon Price Water cooper house.

De la fraude aux
entreprises, on passe à la fraude fiscale. La lutte engagée par le gouvernement
commence à porter ses fruits.

Près de 16.000 dossiers de régularisation fiscale ont été déposés au Fisc depuis huit mois
indique Bercy. Un bilan qui ne cesse d'évoluer car 150 nouvelles demandes
arrivent en moyenne chaque semaine. Les dossiers déjà traités ont permis de
récupérer 230 millions d'euros. Mais d'après la commission des finances,
jusqu'à 4 milliards d'euros pourraient rentrer dans les caisses de l'Etat. Il faut savoir que
les fraudeurs repentis payent en amendes environ le quart de ce qu'ils
régularisent.

L'actu éco, c'est
aussi la taxe sur les transactions financières.

François Hollande
et Angela Merkel souhaite qu'un accord soit trouvé avant les élections
européennes du mois de mai. Accord entre les onze
pays européens qui souhaitent taxer les transactions financières pour lever des
fonds et décourager la spéculation. Reste à savoir
quelles opérations vont être concernées. Or sur ce point, le président français
et la chancelière allemande n'ont pas été très précis. Ce soir,
l'entourage du ministre français de l'économie précise que la taxe va inclure
tous les produits dérivés. Une annonce qui ne
rassure qu'à moitié Dominique Plihon, le porte parole d'Attac France.

Dans la série des
résultats annuels, celui de Saint Gobain ce soir.

Le groupe français
de matériaux de construction a vu ses ventes baisser l'an dernier. Son bénéfice
net a reculé de 14%. Il s'attend en revanche à une meilleure année 2014 grâce à
un redémarrage de l'activité en Allemagne, au Royaume Uni et dans les pays
émergents.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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